Kinésithérapie : un champ d’application multiple, en pédiatrie notamment

La kinésithérapie est prescrite dans nombre de pathologies. Elle est indispensable dans le cas d’une paralysie obstétricale du plexus brachial.

L’un des thèmes du IVe Congrès national de kinésithérapie, organisé samedi 30 juin à Rabat, conjointement par l’Association marocaine des physio-kinésithérapeutes et l’association nationale de la même spécialité, est la paralysie du bras du nouveau-né. Cette dernière, rappelons-le, peut se produire lors d’un accouchement difficile. En fait, comme le note le Dr Laila Belcacem, kinésithérapeute à Rabat, le champ d’application de la kinésithérapie en pédiatrie est multiple. Il y a d’abord les urgences, tels certaines malformations du pied appelées bot varus équin, qui doivent être prises en charge dès le jour de la naissance. On a également la paralysie obstétricale du plexus brachial (paralysie du bras de l’enfant comme complication d’un accouchement difficile) et qui doit être prise en charge à partir du 15e jour de vie. De même, la kinésithérapie respiratoire de désencombrement, à faire chez le nouveau-né qui a inhalé le liquide amniotique, en cas de broncho-alvéolite, ainsi que dans l’asthme du nourrisson.

Par ailleurs, la kinésithérapie est fortement indiquée dans les déformations de la colonne vertébrale, particulièrement pour la rééducation des scolioses et des cyphoses. Pour certaines infirmités motrices d’origine cérébrale (IMOC), certains traumatismes crâniens, ou lors de déformations de l’os secondaires à des fractures chez l’enfant, la kinésithérapie a une place prépondérante dans le schéma thérapeutique.

De façon générale, explique le Dr Belkacem, la kinésithérapie est une thérapeutique basée sur la gestuelle et qui fait appel aux techniques du mouvement telles le massage, la mobilisation et le renforcement musculaire. Elle consiste en des actes réalisés d’une façon manuelle ou instrumentale et fait partie d’un ensemble de thérapies qui emploient divers agents physiques comme l’eau, l’électricité, les ondes et la chaleur.

Le principal objectif de tout acte de kinésithérapie est de prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et, lorsqu’elles sont altérées, de les rétablir et de les suppléer. La kinésithérapie se fait sur prescription médicale. Son champ d’action est très vaste, il va de la pédiatrie à la gériatrie en passant par la traumatologie, la rhumatologie, la neurologie et la neurochirurgie, les maladies respiratoires, la cardiologie, la chirurgie vasculaire, les troubles trophiques, vasculaires et lymphatiques, la gynécologie, les brûlures et la médecine du sport.