Intérêt de l’ostéodensitométrie dans l’ostéoporose

L’ostéoporose expose au risque de fracture du col du fémur, pathologie handicapante, parfois mortelle chez les personnes à¢gées.

Degénération en génération, les Marocains vivent de plus en plus vieux. Mais cette plus grande longévité se traduit par une série de problèmes de santé inhérents à cette tranche d’âge. L’une des pathologies récurrentes est l’ostéoporose, indique le Dr Abdelkrim Hassani, rhumatologue à Rabat.

C’est une maladie diffuse du squelette, caractérisée par une diminution de la densité osseuse qui conduit à une augmentation du risque de fracture. Ces fractures ostéoporotiques peuvent survenir spontanément ou lors d’un traumatisme mineur, telle une chute de sa propre hauteur, voire un fort éternuement (fracture dorsale).

Tous les spécialistes s’accordent sur le fait que l’ostéoporose constitue un problème de santé publique en raison des complications qu’elle entraîne, douleurs, handicaps et surmortalité. En 2025, avec le vieillissement de la population, on devrait recenser à travers le monde, deux fois plus de fractures du col du fémur.

Aujourd’hui, grâce à une technique de rayons X de très faible énergie, qu’on appelle ostéodensitométrie, précise le Dr Hassan Derkaoui, radiologue à Rabat, on peut évaluer la résistance osseuse et cela par la mesure du contenu en minéral osseux du squelette. Grâce à cet examen, trois principaux résultats peuvent être obtenus.

Un, l’os est normal. Deux, il est faiblement ostéoporotique, certes fragilisé, mais pas suffisamment pour se fracturer à cause d’un traumatisme mineur. Trois, il est fortement ostéoporotique, donc susceptible de se fracturer au moindre traumatisme mineur. Dans ce cas de figure, indique le Dr Derkaoui, l’examen cible alors deux sites, les vertèbres lombaires et le col du fémur. Le spécialiste marocain précise que l’ostéodensitométrie n’est pas destinée aux seules femmes ménopausées, menacées d’ostéoporose, elle l’est aussi pour toute personne atteinte d’une maladie pouvant altérer la qualité de la masse osseuse, tel le myélome.

Selon le Dr Derkaoui, il y a des circonstances précises où il est très utile de vérifier l’état de ses os. Tout d’abord l’existence d’un ou de plusieurs facteurs de risque, tel un traitement au long court par les corticoïdes, une insuffisance de masse corporelle, une ménopause précoce, un antécédent maternel ou paternel de fracture du col de fémur, le tabagisme, ou des troubles de l’acuité visuelle chez la femme ménopausée. Deuxième indication pour cet examen anodin, la découverte chez une femme ménopausée d’une fracture de vertèbre insoupçonnée.