Dyslexie, une pathologie de l’enfant très mal connue

Des difficultés de lecture ou d’orthographe peuvent indiquer une dyslexie. L’orthophonie, spécialité peu développée au Maroc, est d’un apport capital.

Des difficultés de lecture et d’orthographe au début de la scolarité de l’enfant sont très fréquentes et tout à fait normales. Cependant, si ces difficultés de langage et d’écriture persistent, l’éventualité d’une dyslexie n’est pas à écarter. C’est le premier message clé transmis lors de la journée d’étude, organisée jeudi 24 avril, par le Centre national Mohammed VI des handicapés sur le thème «dyslexie et échec scolaire».

Cette rencontre, initiée en collaboration avec l’Association des parents d’enfants dyslexiques, a été animée par des experts nationaux et internationaux qui se sont penchés sur les troubles d’acquisition du langage chez l’enfant atteint de dyslexie et l’impact sur sa scolarité.

Le dépistage précoce et l’apport de l’orthophonie pour la correction des troubles psychomoteurs liés à cette maladie ont été les principaux axes développés lors de cette journée d’étude sur la dyslexie qui peut constituer un handicap très lourd sur le long terme.

Toutes les interventions ont insisté sur le fait que le dépistage doit intervenir avant l’âge de 5 ans. La dyslexie se manifeste par des erreurs dans la prononciation des mots et des lettres. L’enfant confond ainsi à la lecture certaines lettres qui sont de formes voisines ou proches phonétiquement. Une dysorthographie – erreurs d’écriture – succède souvent à la dyslexie. L’échec scolaire est alors très fréquent.

La rééducation orthophonique s’impose dès les premiers signes. Celle-ci permet à l’enfant dyslexique de lire correctement, indique Hajar El Mansouri, orthophoniste à Rabat. Question importante : si l’acte orthophoniste est pris en charge dans le cadre de l’Amo, comment font les démunis ? Et donc, à quand le Ramed ou régime d’assistance médicale pour les économiquement défavorisés ?