Dysfonction érectile, attention au priapisme

Depuis deux mois, le médecin marocain peut prescrire à ses malades souffrant d’impuissance sexuelle des médicaments génériques moins chers, et qui vont donc concurrencer les molécules mères, les fameuses pilules bleues des grandes firmes pharmaceutiques multinationales.

Cependant, tient à préciser le Dr Aziz Smires Bennani, andrologue à Casablanca, certaines formes de dysfonctions érectiles nécessiteront toujours l’injection d’un produit dans la verge dite injection intra caverneuse, qui entraîne une érection, même en l’absence de stimulation sexuelle. Cette technique est proposée si le traitement oral est inefficace, mal toléré ou contre-indiqué. Cela, en sachant qu’il y a un risque de complication, de mieux en mieux maîtrisée, appelée priapisme.

Selon le Dr Aziz Smires, le priapisme est à une érection qui n’en finit pas. Cela peut faire plaisir au début mais finit par inquiéter sérieusement, surtout que l’érection devient de plus en plus douloureuse. C’est une réelle urgence car, non traitée à temps, elle entraîne une impuissance sexuelle définitive.

Cette affection s’explique par la «coagulation» du sang à l’intérieur du pénis, suite à sa mobilisation pour mettre en place une érection. Il est classique de dire qu’il faut traiter le priapisme dans les six heures. En pratique, il est prudent d’agir dans les trois heures. Le traitement consiste au départ à injecter en intra-caverneux un antidote. En cas d’échec, la ponction du sang «bloqué» à l’intérieur de la verge peut en venir à bout. Si cette ponction ne détend pas l’organe sexuel, la chirurgie devient l’ultime solution.