Convention de partenariat entre le public et le privé pour la prise en charge de l’hémodialyse

Une convention de partenariat entre le ministère de la santé et l’Association des néphrologues marocains (AMN) vient d’être signée. Elle vise la prise en charge de l’hémodialyse des patients sur la liste d’attente des hôpitaux publics par manque de places, indique le Dr Saad Fassi Fihri, président de l’AMN. Pour l’année 2009, le ministère de la santé a débloqué 60 millions de DH pour ce programme. Ce partenariat, le premier du genre dans le secteur de la santé, vise la collaboration entre les deux parties dans le domaine de prestations de soins destinées aux patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) au niveau des centres d’hémodialyse privés. Cette convention bénéficiera aux  malades atteints d’IRCT inscrits sur les listes d’attente disponibles au niveau des délégations du ministère de la santé, avec une priorité pour les malades relevant du Régime d’assistance médicale (RAMED). La convention porte sur la totalité des soins notamment les séances d’hémodialyse, les soins de réanimation, le transfert des malades vers un établissement de soins en cas d’urgence, le suivi médical ainsi que les activités d’éducation. L’ANM s’engage à encadrer les néphrologues privés concernés pour une participation active à la réalisation des objectifs tracés et surtout veiller au respect des différentes clauses, notamment assurer des soins aux malades figurant sur les listes établies par le ministère de la santé sur la base d’un prix préférentiel sous forme de «forfait mensuel». Par ailleurs, les néphrologues privés s’engagent à respecter les règles de bonnes pratiques et doivent communiquer mensuellement aux délégations la liste des malades pris en charge dans le cadre de cette convention. Le ministère de la santé, quant à lui, s’engage à identifier les patients à prendre en charge, à assurer le financement, à veiller à la pérennisation du partenariat avec le secteur privé dans le domaine de la prise en charge de la maladie rénale chronique terminale. La prise en charge des malades doit respecter les exigences de la qualité qui porteront sur l’accueil, les moyens déployés, les procédures de diagnostic, de traitement, les règles de bonnes pratiques ainsi que la réglementation en vigueur. Les parties signataires ont mis en place un comité de suivi qui se réunit deux fois par an.