Clinica Malo, une référence mondiale du buccodentaire à  Casablanca

Spécialité du centre : la réhabilitation des édentés totaux par la mise en place de dents sur implants

Formations diplômantes et certificats en implantologie orale.

Le groupe international Clinica Malo, spécialisé essentiellement dans la réhabilitation des édentés totaux, selon une technique révolutionnaire de mise en place immédiate de dents sur implants, vient de s’installer à Casablanca. Pour le docteur Saad Zemmouri, chirurgien dentiste émérite et promoteur du Clinica Malo Casablanca Collaboration Center, ce partenariat médical entre le Maroc et le Portugal revêt de multiples facettes pour le développement d’une structure polyvalente au service des praticiens, des patients, des techniciens de laboratoire et des assistantes dentaires.

L’activité du centre s’articule autour de quatre axes : la prévention et la maintenance, la réhabilitation orale globale fonctionnelle et esthétique, la recherche et le développement chirurgical, technique, et de laboratoires, en particulier dans l’implantologie orale. Autre activité du centre : la formation post-universitaire internationale qui fera appel à des technologies de CM e-learning et conseil on line.

Par ailleurs, cette structure marocaine de santé buccodentaire voudrait se positionner comme une centrale de commandes des travaux de prothèse et en particulier de la technique Pro Cera, assistée par ordinateur et laser.

De même, cette coopération scientifique et de recherche permettra d’intégrer les expériences cliniques marocaines dans les études scientifiques internationales, tient à préciser le docteur Zemmouri, directeur général de Clinica Malo Casablanca Collaboration Center, qui ajoute que «c’est un esprit d’international team work qui anime ce projet ayant pour but la mise en place d’échanges scientifiques qui ne peuvent qu’être bénéfiques à notre profession et à nos patients».

Autre mission du centre : la réalisation et la mise en place de formations diplômantes et de certificats en implantologie orale dans les pays francophones, arabes, du Moyen-Orient et d’Afrique.
Le centre de Casablanca rejoint ainsi la longue liste des implantations de Clinica Malo comprenant notamment Varsovie, Sao Paolo, New Jersey, Madrid, Marseille, Paris, Saint Louis, Londres, Moscou, Toronto, Tokyo et Denver.

Selon le Dr Zemmouri, la réhabilitation des édentés totaux est une technique chirurgicale et prothétique qui s’adresse, comme son nom l’indique, à des édentés totaux qui présentent un handicap fonctionnel majeur du fait de la perte de leur fonction masticatoire. Il s’agit d’«infirmes masticatoires», mais aussi d’infirmes du sourire avec des répercussions sur la psychologie, engendrant parfois un «recroquevillement» et une perte de confiance en soi. Au Maroc, il y a deux types d’édentés totaux : ceux qui l’ont subi suite à la carie de toutes les dents et à leur perte prématurée, et ceux qui ont une maladie parodontale généralisée.

Le concept des nouvelles techniques en implantologie orale biomécanique, basé sur la réduction du nombre d’implants associée à une mise en place tridimensionnelle particulière, a été présenté à Casablanca, jeudi 14 décembre, par le Dr Armando Lopes de la Clinica Malo Lisbonne et le Dr André Saâdoun de Paris.

Trois questions
2 370 dentistes privés, c’est très peu !

Dr Saad Zemmouri Directeur général de Clinica Malo Casablanca Collaboration Center

La vie éco : Un mot sur la situation de la santé buccodentaire au Maroc.
Dr Saad Zemmouri : La pathologie buccodentaire au Maroc est dominée par la carie dentaire qui est le 3e fléau mondial selon l’OMS, et par la maladie parodontale appelée parodontite, qui est liée à la mauvaise hygiène buccodentaire.
On note aussi une spécificité marocaine et nord-africaine, la parodontite aiguë juvénile qui serait liée à une prédisposition génétique à un agent infectieux particulier appelé Actinobacillus actinocomycetecomicans. Il faut noter que l’hygiène buccodentaire est très faible dans la mesure où une grande partie de la population marocaine ne se brosse pas les dents. L’autre partie le fait, mais de façon inadéquate. La fréquence du brossage doit être de 3 x 3 minutes par jour et il faut changer la brosse à dents tous les 2 mois.

Quel est le paysage de la chirurgie dentaire au Maroc ?
On a 2 370 dentistes privés pour 30 millions d’habitants, dont 80 % sont sur l’axe Kénitra-El Jadida.
A titre de comparaison, en France il y a 75 000 dentistes pour 60 millions d’habitants, et au Liban
8 500 pour 3 millions et demi de Libanais. Quant aux principales spécialités existantes, on a la parodontie, la pédodontie, l’orthodontie, l’endodontie et l’implantologie orale. Et si les chirurgiens dentistes marocains n’ont rien à envier à leurs confrères européens en matière de compétence, le coût d’installation et du foncier, la cherté des taux d’intérêt bancaires, la taxation du matériel et le peu de remboursement de la part des mutuelles et des assurances maladies font que les cabinets dentaires passent actuellement par des situations critiques.

Comment voyez-vous le problème de l’exercice illégal de la chirurgie dentaire ou charlatanisme au Maroc ?
L’exercice illégal de la chirurgie dentaire ou charlatanisme est un grave problème au Maroc, quand on sait que 6 000 charlatans exercent en toute impunité et sont tolérés par les autorités locales, et parfois même autorisés. Alors que d’un côté les chirurgiens dentistes se forment à des coûts élevés et s’équipent pour appliquer les nouvelles techniques, de l’autre côté, les mécaniciens dentistes œuvrent avec tous les risques de transmission de l’hépatite C et du sida en plus des fractures et hémorragies. Le comble est que ces charlatans ont une patente et sont inscrits en tant qu’artisans, bénéficient de mesures fiscales et bancaires propres aux artisans alors que les professionnels de la chirurgie dentaire, équipés en moyens de stérilisation de dernière génération, ne bénéficient d’aucune mesure incitative ni fiscale ni bancaire ni sociale.
Propos recueillis par A.C.