Ces pathologies qui entraînent l’obstruction des artères

Les maladies cardiovasculaires liées à  l’athérosclérose sont la première cause de mortalité dans le monde

Au Maroc, des médecins cliniciens et des chercheurs des facultés des sciences ont fait de la lutte contre cette pathologie un combat commun.

Avec l’âge, les tissus qui constituent les artères perdent leur élasticité et deviennent rigides. Ce vieillissement normal des artères se nomme artériosclérose. Et on parle d’athérosclérose lorsqu’il s’accompagne de plaques d’athérome, qui sont des dépôts lipidiques (cholestérol) sur la paroi interne des artères.

L’athérosclérose associe l’épaississement de la paroi des grosses artères (aorte abdominale, coronaires, artères cérébrales, artères de jambes) et leur obstruction par des plaques d’athérome. Une mauvaise hygiène de vie liée au tabagisme, à  l’obésité, au stress, à  la sédentarité, à  l’alcoolisme ou encore à  la contraception orale, favorise l’apparition ou l’aggravation de l’athérosclérose

Des facteurs génétiques tels des antécédents familiaux d’accidents cardiovasculaires, la ménopause ainsi que des pathologies métaboliques en rapport avec l’excès de cholestérol, le diabète, la goutte ou l’hypertension artérielle (HTA) favorisent également cette maladie des artères.

L’athérosclérose, affirme le professeur Mariame El Messal, secrétaire générale de la Société marocaine d’athérosclérose (SMA), progresse de façon alarmante. La prévention de ce fléau est possible, mais elle passe par une prise de conscience de tous les acteurs de la santé et de l’ensemble de la population marocaine. Il faut adapter des stratégies préventives au niveau du risque cardiovasculaire et socio-économique de la population, et surtout assurer une formation adéquate des médecins pour communiquer sur la nécessité d’adoption d’un mode de vie sain. Ainsi, la SMA s’est fixé pour objectifs de promouvoir et développer la recherche fondamentale et appliquée dans le domaine de l’athérosclérose, de contribuer à  la promotion des actions de santé publique par la sensibilisation, la prévention et l’éducation sanitaire et de participer à  l’évaluation des soins, en particulier celle des innovations diagnostiques et thérapeutiques

Dans le cadre de ses activités annuelles, la SMA organise le 16 décembre 2006 à  l’hôtel Palace d’Anfa de Casablanca, la 3e édition de son workshop sur «Les nouveautés en athérosclérose». Trois ateliers sont proposés : «Les stents actifs ou stents non actifs», «Quels standards et références pour le Maroc dans le bilan lipidique ?», et «La prise en charge nutritionnelle pour la prévention du risque cardiovasculaire».

Enfin, trois conférences renforceront les messages véhiculés dans ce workshop, qui poseront ces questions : faut-il continuer à  implanter les stents actifs ? Les nouvelles recommandations nutritionnelles américaines pour la prévention cardiovasculaire de la population générale s’inspirent-elles du régime méditerranéen ? Quelles controverses et quelle pratique clinique dans le syndrome métabolique.

Trois questions
Les détails du nouveau plan d’action du Centre hospitalier Ibn Sina

Amine El Hassani Directeur du CHIS

Le Centre hospitalier Ibn Sina (CHIS) a fixé les orientations stratégiques du plan d’action 2007. Parmi elles, le développement des ressources humaines.

Quelles sont les principales orientations stratégiques du plan d’action 2007 ?
Pr Amine El Hassani :
Six grandes orientations guident le plan d’action 2007 du centre hospitalier Ibn Sina. La première concerne la mise en Å“uvre de la réforme hospitalière en concertation avec les départements de tutelle. La deuxième vise l’amélioration de la prise en charge au niveau des urgences, en conformité avec le plan national des risques et des catastrophes. L’instauration d’un management public participatif à  travers la relance des organes consultatifs et la création de nouveaux comités, ainsi que le développement des ressources humaines, sont également deux orientations stratégiques dans le plan d’action 2007 du CHIS. Enfin, le développement de manuels de procédures et de référentiels spécifiques dans les domaines médical, infirmier et administratif, ainsi que le renforcement de l’offre de soins hospitaliers tertiaires, sont les autres principales orientations du CHIS pour l’exercice 2007.

Quels sont les principaux chantiers en cours de finalisation ?
Sur le court terme, les principaux chantiers du CHIS concernent la mise en place d’un centre national de traitement et d’évaluation de la douleur, d’un service des brûlés pédiatriques ainsi que d’oncologie pédiatrique. Par ailleurs, la rénovation du bloc opératoire central de l’hôpital Ibn Sina et la restructuration de ses services des urgences sont quelques-uns des principaux chantiers auxquels le CIHS s’est attaqué. Sur un autre registre, le CIHS a Å“uvré au développement de pôles d’excellence générateurs de recettes tels que les greffes d’organes, le typage immunologique, la mise en place de guichets dédiés aux assurés de l’Amo, ainsi que la restructuration des bureaux d’admission et de facturation.

Quelques indications sur le CHIS…
Le centre est une véritable usine de production de soins. Il comprend 10 hôpitaux universitaires, 1 434 médecins, 2 207 infirmiers, 306 administratifs et 406 techniciens. Il a une capacité litière fonctionnelle de 2 887 lits. Il couvre 30 spécialités avec 13 laboratoires et 56 salles de radiologie. Son plateau technique est des plus performants en Afrique avec un IRM, 5 scanners, un simulateur. Grâce à  son personnel et au haut niveau de son plateau technique, le CHIS assure annuellement 364 000 consultations.
le Dr anwar cherkaoui