Bientôt un test sanguin pour le diagnostic précoce du cancer du poumon

Il s’appuyera sur la signature génétique du cancer dans certains globules blancs

Arrêter de fumer diminue le risque de mourir de cancer, mais aussi d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral…

La journée mondiale de lutte contre le tabac, célébrée par la communauté internationale le 31 mai de chaque année, a été marquée dans son édition 2008 par l’annonce de la prochaine disponibilité d’un test sanguin pour détecter le cancer du poumon.

Ce sont des chercheurs nord-américains qui viennent de démontrer que, grâce à un simple test sanguin, basé sur la signature génétique du cancer dans certains globules blancs, on pourra détecter des tumeurs malignes du poumon aux tout premiers stades de leur développement. Et ce, avec une exactitude sans précédent.

848 000 décès chaque année, dûs au cancer du poumon
Si une telle technique fait ses preuves, il s’agira d’un grand progrès pour les malades. En effet, plus les tumeurs broncho-pulmonaires sont détectées et traitées de bonne heure, plus les chances de guérison sont élevées.

Il existe un autre type de dépistage par scanner hélicoïdal (dit également en rotation continue), mais celui-ci en est encore au stade de l’évaluation.

La nouvelle approche a été présentée à la fin mai dernier par l’équipe du Dr Anil Vachani de l’université de Pennsylvanie à l’occasion du congrès de l’American Thoracic Society à Toronto. Au lieu de chercher à dépister des marqueurs chimiques libérés dans le sang par la tumeur, cette spécialiste a découvert que certains gènes présents dans les lymphocytes (les premiers globules blancs à combattre la tumeur), pouvaient indiquer si le cancer était ou non déjà installé.

Particulièrement meurtrier et majoritairement lié au tabagisme, le cancer du poumon est à l’origine de 950 000 nouveaux cas chaque année dans le monde, et de 848 000 décès selon les derniers chiffres du Centre international de recherche sur le cancer (Circ).

Sur un autre registre, les spécialités de santé publique rappellent à l’occasion de cette journée mondiale contre le tabac qu’arrêter de fumer diminue non seulement le risque de mourir d’un cancer, mais aussi d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral, d’anévrisme de l’aorte abdominale, de bronchite chronique obstructive et d’artérite des membres inférieurs.