Au Maroc, la densité médicale est encore faible

Sur un échantillon de 11 pays à niveau de développement à peu près comparable, le Royaume se situe à la 9e place en matière de dépenses publiques de santé rapportées au PIB.

Le Maroc a réalisé des progrès indéniables en matière de santé, mais beaucoup reste à faire pour résorber les déficits accumulés. La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’économie et des finances vient de publier le “Tableau de bord social” du Maroc qui, à travers certains indicateurs et au moyen d’un benchmark international, met le doigt, pour ainsi dire, sur cette réalité.

Ainsi, sur un échantillon de 11 pays à niveau de développement à peu près comparable, le Royaume se situe à la 9e place en matière de dépenses publiques de santé rapportées au PIB. On peut penser toutefois qu’en tenant compte des dépenses privées, ce classement s’améliorerait quelque peu. D’autres indicateurs, globaux ceux-là, laissent penser cependant que la situation reste encore…problématique. En effet, sur l’indicateur de densité médicale, qui mesure le nombre de professionnels de santé (privés et publics) par rapport à la population, le Maroc occupe la dernière place avec 61,8 pour 100000 habitants, contre 164,8 pour 100 000 habitants en Tunisie, 265 pour 100 000 habitants en Jordanie, etc. Il est vrai que les données sur cet indicateur remontent à 3 ou 4 ans, mais cela est valable aussi pour les pays de l’échantillon. En matière de mortalité infanto-juvénile (moins de 5 ans), le Maroc est classé là encore à la 9e place (sur 11) : 23,3 pour 1000 naissances vivantes en 2017 au lieu de 13 pour 1000 en Tunisie et “seulement” 7,4 pour 1000 au Chili. Pour améliorer l’accès aux soins, de manière générale, les pouvoirs publics ont mis en place un plan sectoriel de la santé 2017-2021, dans la continuité du plan 2012-2016.