Attitude du médecin vis-à -vis des personnes inaptes à  la conduite auto

Personnes âgées invalides, malades souffrant d’insuffisance cardiaque, de problèmes de vue ou encore utilisateurs de psychotropes figurent parmi les conducteurs qui mettraient en danger la vie d’autrui. Le médecin marocain est-il conscient de cette problématique ? Est-il lié par le secret professionnel au point de ne pas en parler ? A-t-il peur de perdre sa clientèle ? Autant de questions pour lesquelles il n’y a pas de réponses. Cela devient d’autant plus crucial qu’avec le vieillissement de la population, le nombre d’inaptes à la conduite ne fera que croître.

D’un autre côté, du fait que le médecin a le droit de signaler les personnes qui prennent le volant alors que c’est contre-indiqué, certains patients dissimuleraient leur état de santé. Cette question devrait être soulevée à la fois par les praticiens marocains, l’ordre des médecins, le ministère de la justice et le Comité national de prévention routière. Les conducteurs eux-mêmes doivent être responsabilisés, en déclarant leurs maladies et leurs traitements. Tout en sachant qu’en cas de fausse déclaration, les conséquences seraient lourdes, aussi bien sur le plan pénal que du côté des assurances en cas d’accident.

Plusieurs voix appellent toutefois à la mise en place d’examens médicaux pour tous les usagers, sans distinction d’âge, car l’inaptitude à la conduite dépend davantage de l’état de santé du conducteur que de son âge.