Attention aux produits de beauté !

Il peut s’agir de réactions à  distance se manifestant par des signes d’asthme ou autres.

Il est évident que de nos jours, jeunes et moins jeunes se donnent à cœur joie aux produits de beauté. Mais, on ne le dira jamais assez, l’utilisation des produits cosmétiques peut avoir des effets indésirables, indique le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM). Il peut s’agir de réactions locales sous forme d’eczéma allergique, d’urticaire de contact ou de photosensibilisation. Cela peut prendre la forme de dermites d’irritation, de phototoxicité ou des troubles de la pigmentation. Parfois les produits de beauté provoquent des réactions à distance qui vont se manifester par des signes d’asthme, de rhino-conjonctivite ou d’urticaire. Ces effets indésirables peuvent aller jusqu’à des réactions générales graves comme un choc anaphylactique, qui peut hypothéquer le pronostic vital. Pour le CAPM, il est primordial de préciser la nature du produit utilisé et surtout les conditions d’utilisation en termes de dose, de rythme et d’associations avec d’autres produits. Les premiers concernés sont l’utilisateur lui-même, les coiffeurs et les esthéticiens (s’ils constatent un effet indésirable chez leurs clients) ainsi que les professionnels de la santé. Et afin de déterminer la relation entre l’effet indésirable et le produit cosmétique suspecté, le CAPM utilise la méthode d’imputabilité adoptée par l’Agence européenne du médicament. Trois critères principaux sont pris en considération. D’abord la symptomatologie, par la description des effets indésirables observés en fonction de la localisation, la gravité et la prévisibilité. Ensuite, la chronologie, à savoir le délai entre l’application du produit cosmétique et la survenue de l’effet indésirable. Et enfin, les résultats de tests spécifiques, en l’occurrence les tests avec les ingrédients du produit cosmétique concerné ou réexposition au produit cosmétique. Le Centre antipoison du Maroc précise que les informations sont traitées de façon confidentielle, et un feed-back est rendu au notifiant des éventuels effets indésirables, qu’il soit médecin, pharmacien, coiffeur, esthéticien ou simple utilisateur.
Le souci du CAPM émane du fait que la vente des cosmétiques n’est soumise à aucune  autorisation de mise sur le marché. Ils sont achetés sans prescription médicale dans les pharmacies, les drogueries, les salons de coiffure et d’esthétique, dans les grandes surfaces et dans les épiceries.


Centre national de pharmacovigilance. Tél : 08 01 00 01 80 (24h/24) ou se renseigner sur www.capm.ma.