Antihistaminique : mode d’emploi pour la femme enceinte

Dans une étude très récente, datant de juin dernier, le Centre marocain de pharmacovigilance s’est penché sur la question de l’utilisation des antihistaminiques pour traiter les allergies chez la femme enceinte. Lesquelles allergies sont liées au déséquilibre hormonal. D’habitude, le choix du médicament dépend de l’âge de la grossesse et de l’ancienneté des molécules.

Seuls les anti H1 locaux sont usuellement autorisés. Ceux prescrits par voie générale (orale ou injectable) ne posent à priori pas de problèmes, mais il n’y a pas encore assez de recul pour être certain de cela. Pour le centre, l’usage des anti H1 chez la femme enceinte doit être précédé par un avis médical. Le choix du traitement dépend du terme de la grossesse et de l’effet sédatif de l’antihistaminique.

Pendant l’organogenèse (début de grossesse), les molécules anciennes sont préférées puisqu’elles ont fait l’objet d’études en cours de grossesse. Enfin, les molécules les plus récentes sont prescrites en fin de grossesse pour éviter les effets sédatifs et atropiniques chez le nouveau-né.

Et en conclusion, en dehors de toute automédication, les manifestations allergiques peuvent être traitées par les antihistaminiques si les modalités de prescription sont respectées.