Mohamed Yacoubi, DG du pôle immobilier de luxe et haut standing de Palmeraie développement

Ingénieur en génie industriel, il s’est fait un nom dans l’immobilier. Ingénieur et titulaire d’un master of science et d’un MBA, il a commencé sa carrière au Canada, chez Deloitte consulting puis Pratt and Whitney.

Mohamed Yacoubi, le tout nouveau DG du pôle immobilier de luxe et haut standing de Palmeraie développement, filiale de Palmeraie Holding, devrait inspirer plus d’un et pas seulement les diplômés chômeurs qui réclament, comme un dû, des postes dans l’administration. Voilà un jeune homme qui, à trente-six ans, est propulsé aux premières loges de l’actualité par son seul mérite et uniquement parce qu’il a fait du travail et de l’effort personnel des valeurs cardinales. Mohamed Yacoubi ne doit rien aux réseaux, ou alors très peu, car il a débuté sa carrière au Canada, dans un grand cabinet de consulting avant de chercher à s’amarrer au tissu économique national. Il est né à Casablanca en 1975 dans une famille de classe moyenne, même si son père est passé du statut d’artisan à celui d’entrepreneur. Le jeune homme est brillant et fait un parcours scolaire exemplaire, avec un penchant sans équivoque pour les mathématiques. Si bien que c’est un baccalauréat «C», avec mention «Très bien» au lycée Lyautey qui couronne ses études secondaires en 1993. Avec cela, les prépas sont une suite logique et c’est au lycée Saint-Louis à Paris qu’il s’inscrit et, grâce à une bourse d’excellence du gouvernement français, il enchaîne avec l’Ecole centrale de Lyon où il a obtenu un diplôme d’ingénieur en génie industriel.

Il n’avait jamais travaillé dans l’immobilier avant son retour au Maroc

Mais il n’est pas homme à s’arrêter en si bon chemin puisqu’il prépare un master of science à la Pennsylvania State School en 1998.
Mohamed Yacoubi n’en a, pourtant, pas encore fini avec les études. Recruté par le cabinet canadien Deloitte consulting à Montréal, il se met en devoir d’obtenir un autre master en finance corporate à HEC Montréal. C’est dans ce cabinet qu’il va faire ses premières armes en travaillant sur des dossiers dans les domaines manufacturiers, les télécoms et les services financiers. Il se familiarise avec les systèmes d’information et l’élaboration des outils d’aide à la décision en matière de stratégie de satisfaction de la clientèle, en plein boom du e-business. Après cette première expérience professionnelle qui dure de 1999 à 2003, Pratt and Whitney Canada lui propose le poste de chef de projet dans sa division du service après-vente puis dans la division financière. Il y restera une bonne année, mais l’idée de rentrer au Maroc se fait si forte qu’il s’y décide en 2006. C’est Centrale laitière qui est la première entreprise à lui proposer la mission de chef de projet sur la problématique de l’optimisation de ses relations avec ses partenaires commerciaux et son réseau de distribution. Mais il n’y reste pas longtemps et va rejoindre la Société maroco-émiratie de développement (Somed) pour un poste totalement différent de ce qu’il avait vu jusque-là : directeur du pôle hôtellerie et tourisme. D’abord conseiller du président, il doit préparer la Somed à entrer dans l’immobilier, mais aussi gérer les 3 000 lits existants dans l’hôtellerie (Sheraton, Palmariva Marrakech, Coralia Agadir, hôtels Almohades …) et développer l’activité. Et rapidement, on lui confie le pôle immobilier. La mission est exaltante et Mohamed Yacoubi se montre à la hauteur.

Il gère des projets d’un coût de 7 milliards de DH

C’est ensuite Actif invest, filiale de FinanceCom, qui le débauche en lui proposant le poste de directeur exécutif d’Asset management. Inutile de dire qu’il accepte la nouvelle mission avec empressement, surtout qu’elle se situe en ligne droite du nouveau domaine qu’il commence à maîtriser. En effet, il est à la tête de l’équipe en charge de la gestion de fonds d’investissements spécialisés dans le tourisme et l’immobilier d’entreprise et commercial. Il y a de tout, aussi bien des projets hôteliers que des centres commerciaux et des projets mixed-use (habitat et immobilier de bureaux) urbains.
Mohamed Yacoubi va se spécialiser dans l’immobilier, ce qui le prépare à la carrière qui va être la sienne et il explique son attachement ultérieur pour l’immobilier par cette phrase : «J’ai toujours su que si je ne devenais pas ingénieur, il est certain que j’aurais été architecte». En effet, il reste au service de la filiale de FinanceCom de 2008 à 2011 et travaillera sur différents projets de grande taille. Si bien qu’il est loin d’être dépaysé lorsque Palmeraie Holding lui propose le poste de directeur stratégie et développement en 2011.
Mais très rapidement, on lui demande de prendre en charge le pôle immobilier de luxe de la filiale Palmeraie Développement et ce n’est pas une mince affaire car il s’agit de chapeauter 150 cadres, en plus de l’ensemble des activités externalisées qui ne sont pas dans le cœur de métier. Et aujourd’hui, la filiale gère six grands projets pour une enveloppe de 7 milliards de DH sur Marrakech, Casablanca et Tanger. Et Mohamed Yacoubi qui entend ancrer l’entreprise dans le haut de gamme et le luxe projette aussi d’aller vers le tertiaire, un domaine qu’il connaît déjà.