Dr Mohamed Benkirane Saadi, ORL et chirurgien cervico-facial

Féru de sport, il a été président de la Fédération royale marocaine de boxe, président de la Commission médicale africaine de boxe et membre de la Commission médicale internationale de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA).

Une entrevue avec le Dr Mohamed Benkirane Saadi est de celles que l’on n’oublie pas rapidement. Dès le premier contact, on ressent derrière son sourire et la franche poignée de main la sérénité du praticien que rien n’ébranle. Avec lui, il sera plus question de magnétisme et de quantique que termes et jargon médical. Car une précision s’impose : malgré la plaque d’entrée qui indique clairement la spécialité d’oto-rhino-laryngologie, nous sommes en présence d’un pranothérapeute aguerri doublé d’un spécialiste de la médecine énergétique. Et les outils divers qui traînent dans le bureau ne font que le confirmer. Pourtant, rien ne destinait ce féru de sport et président de la Fédération royale marocaine de boxe (FRMB) à la médecine parallèle.
Né dans l’ancienne médina de Casablanca en 1945, d’un père membre du Wydad Athlétic Club (WAC), Mohamed Benkirane Saadi baignera dès son enfance dans le sport. Il poursuit une scolarité normale et intègre le Lycée Lyautey pour décrocher un bac en sciences expérimentales en 1965. Tout juste après, il se rend à Rabat pour s’inscrire au Certificat préparatoire aux études de médecine (CPEM) où il étudie pendant une année. Mais lors des évènements et des grèves qui ont suivi la disparition de Mehdi Ben Barka, il se fait prendre avec des amis étudiants. Rapidement relâché, il quitte le Maroc en direction de Nancy pour continuer ses études en médecine générale. Etudes qu’il termine en 1973, date à laquelle il rentre au Maroc pour accomplir son service militaire de 6 mois dans la région de Tan-Tan. «Avant de revenir au Maroc, j’avais passé le diplôme de réparation juridique de dommages corporels et, passionné de sport, j’avais obtenu également le certificat de biologie et de médecine du sport», raconte Benkirane Saadi. En 1975, après son service militaire, il retourne en France et plus précisément à Montpellier où il fait sa spécialité en ORL et chirurgie cervico-faciale avant de revenir en 1978 au Maroc pour pratiquer.

De nature curieuse, le jeune Benkirane ambitionne une carrière de recherche et c’est tout naturellement qu’il passe le concours de maîtrise d’assistanat pour enseigner à la Faculté de médecine de Casablanca. Très actif, il est le trésorier de l’association des médecins du CHU de Casablanca et fonde avec des confrères et amis le collège des ORL privé de Casablanca dont il est le président. «J’avais enseigné pendant deux ans au CHU, mais je voyais que les conditions de travail étaient désastreuses. J’ai donc préféré me retirer», explique-t-il. En 1980, il s’installe à son propre compte et ouvre son cabinet au boulevard Mohammed V. Toutefois, son engagement sportif le tient éloigné de son cabinet et le contraint à prendre, une année après, un associé. En effet, à cette époque, il est approché par feu Haj Belyout Bouchentouf qui lui propose de rejoindre la FRMB. Il y passera 15 ans et c’est sous son mandat que le Maroc décroche la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Sydney en 2000 grâce à Tahar Tamsamani. Les va-et-vient deviennent de plus en plus fréquents entre le cabinet et les enceintes sportives mondiales car il est en même temps président de la Commission médicale africaine de boxe et membre de la Commission médicale internationale de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA), et l’associé commence à se plaindre. Il se retira alors en 2000 pour se consacrer à la médecine.

La rencontre avec un spécialiste en acupuncture a changé sa vie

Une rencontre fortuite avec un professeur d’Arras spécialiste en acupuncture, lors d’un séminaire de formation, le séduit et lui ouvre les yeux sur les médecines parallèles. «En médecine, j’avais horreur de la routine et je me demandais sans cesse sur ce que je pouvais apporter de plus à ma discipline». Dr Benkirane commence alors à expérimenter l’acupuncture dans certains cas réfractaires au traitement normal et est ébahi par les résultats obtenus. «Et un beau jour je suis tombé sur un bouquin intitulé “Guide thérapeutique des couleurs” du Dr Christian Agrapart, neuro-psychiatre», se souvient-il. La lecture du livre le marquera au point qu’il se décide à appeler le docteur qui l’invite à Paris pour une formation de chromothérapie. Il y apprend qu’on peut guérir un torticolis rien qu’en envoyant sur le corps des faisceaux lumineux de couleurs bien déterminées : rouge pendant 4 minutes, verte pendant 50 secondes, orange puis bleue puis laisser le patient dans l’obscurité pendant une vingtaine de minutes. «Neuf fois sur dix, le patient était complètement soulagé de sa douleur alors qu’il fallait deux ou trois jours sous Coltramyl associé à un anti-inflammatoire et/ou un décontractant musculaire». Conforté dans son choix, Mohamed Saadi Benkirane commence à lire alors des articles et suit des formations un peu partout sur la bio-résonance, le Su Jok, la médecine quantique, la médecine énergétique et la Pranothérapie. D’ailleurs, à force de pratique, il dit avoir développé sa capacité sensitive au point qu’il arrive à percevoir le champ magnétique des personnes qui l’entourent aidé par ses seules mains. «J’ai enseigné pendant des années l’anatomie de l’être humain mais je me suis rendu compte qu’on ne connaissait que très peu de choses sur cette magnifique machine de vie. Mon but est de terminer par la médecine spirituelle afin de passer à l’étape de la guérison de l’âme».