Y a-t-il une vie (professionnelle) après le mandat d’un jeune député ?

Le retour à  la vie professionnelle après une riche expérience de cinq années dans les cercles du pouvoir sera d’autant plus facile que la plupart des partis ont choisi des hauts cadres pour leur liste nationale.

La plupart des députés sont déjà bien installés dans la vie. Pour ceux qui le sont moins, ils auront toujours leur bien dodue pension de retraite de parlementaire. Qu’en est-il pour les jeunes de la liste nationale qui viennent d’être élus alors qu’ils débutent à peine dans leur vie active ? Certains peuvent reprendre leur travail de professeur universitaire, d’autres retourner à leur cabinet d’avocat, à leur entreprise ou reprendre les affaires familiales.

Le retour à la vie professionnelle après une riche expérience de cinq années dans les cercles du pouvoir sera d’autant plus facile que la plupart des partis ont choisi des hauts cadres pour leur liste nationale. Cela bien sûr en plus des jeunes issus des familles aisées et assez influentes dans leurs formations politiques. De même que les jeunes députés peuvent toujours espérer tenter leur chance une fois leur mandat arrivé à terme, mais cette fois dans une circonscription. « C’est une éventualité, mais c’est encore tôt pour aborder ce sujet », affirme Mehdi Bensaïd. Pour Abdessamad El Idrissi, « c’est le parti qui décide, et si je suis désigné pour être candidat je ne dirais pas non ».

C’est le parti qui décide également pour le jeune député PPS. Quant à Abdelkader El Kihel de l’Istiqlal, il n’envisage de tenter l’expérience que si aucun candidat n’arrive à sortir du lot dans sa circonscription. De toutes les manières, les jeunes députés peuvent toujours se recycler dans les cabinets ministériels ou devenir conseillers auprès des groupes parlementaires de leur parti, maintenant qu’ils ont acquis assez d’expérience et maîtrisé les rouages de l’action parlementaire.