Une nouvelle génération de discours royaux

Quelques réalités d’abord en direction de tous ceux qui veulent nous faire comprendre que toutes les réformes ont commencé avec le gouvernement actuel et qu’avant, il n’y a eu point de réforme et tout est négatif.

Quelques réalités d’abord en direction de tous ceux qui veulent nous faire comprendre que toutes les réformes ont commencé avec le gouvernement actuel et qu’avant, il n’y a eu point de réforme et tout est négatif : «Tous les gouvernements précédents ont déployé, sous notre impulsion, des efforts méritoires pour donner corps à notre vision en matière de développement et de réforme. Tant et si bien que notre gouvernement actuel a trouvé entre ses mains, dans le domaine économique et social, un héritage sain et positif, constitué d’actions constructives et de réalisations tangibles» (Extrait du discours du Trône, le 30 juillet 2013). C’est le premier d’une série de discours «nouvelle génération». En effet, tout le monde l’aura remarqué en cette année 2013, les responsables et élus en premier, les discours royaux ont connu un changement notoire. Si, ces dernières années, le Roi abordait des thèmes particuliers, dans leur globalité, évoquant les réalisations de l’État dans maints domaines, les deux derniers discours sont plus pointus et surtout très critiques. Ainsi, il a réservé dans son allocution du 20 Août dernier une part importante à la problématique de l’éducation, avec un vocabulaire tranchant et un diagnostic aussi rude que dur de ce secteur.

Moins de deux mois plus tard, le 11 octobre, lors de son discours d’ouverture de l’année législative, le Roi n’a pas hésité à tancer les responsables de la gestion urbaine de Casablanca. Le Roi n’a pas manqué, par la même occasion, de rappeler leurs rôles à nos élus, quelle que soit la nature de leurs responsabilités. Pour le mandat parlementaire, «Il s’agit en l’occurrence d’une représentation de la nation, d’une mission nationale majeure, et non d’une rente politique».

Quant au mandat communal, local ou régional, «il est encore plus important dans la réalité politique nationale, dans la mesure où il est lié au vécu quotidien des citoyens qui choisissent les personnes et les partis qui sont appelés à gérer leurs affaires quotidiennes.

En effet, c’est aux Conseils communaux qu’il revient d’assurer la gestion des services de base dont le citoyen a besoin chaque jour. Le gouvernement, quant à lui, se charge d’élaborer les politiques publiques et les plans sectoriels, et de veiller à leur mise en œuvre».

Cela étant, notent certains analystes, le changement dans le discours du Roi vient du fait que son action est permanente et surprend les responsables habitués à ne le voir qu’au moment de l’inauguration. Son suivi des chantiers lui a fait palper le manque de sérieux de ceux qui sont censés contrôler le travail.