Une demi-douzaine de sièges invalidés pour corruption électorale

Pour ce conseiller PJD, les électeurs ne sont que des moutons. Et chacun a un prix. Un prix qu’il ne paie pas directement pour éloigner tout soupçon de sa personne probe et droite.

Il le fait payer par un intermédiaire. C’est, en substance, le contenu de deux communications téléphoniques effectuées par Hamid Zatni, élu par le collège électoral des conseils communaux, provinciaux et préfectoraux de la Région Casablanca-Settat. Le conseiller, comme bien d’autres candidats aux élections de la deuxième Chambre, ont été mis sur écoute sur décision du parquet.

Bref, c’est en se basant sur le contenu de ces deux communications que le Conseil constitutionnel a annulé l’élection du conseiller PJD. Ce dernier a été déchu de son mandat pour avoir acheté ou tenté d’acheter les voix de cinq grands électeurs relevant des conseils communaux, préfectoraux et provinciaux de la Région Casablanca-Settat. Il fait partie de la liste des 26 personnalités politiques ayant été accusées de corruption électorale au lendemain du scrutin du 2 octobre dernier. Deux autres conseillers élus par le même collège électoral, ont vu leurs sièges annulés. Le premier, un élu MP, a été déchu pour avoir fait l’objet d’une condamnation pénale ferme. Quant au second, un Istiqlalien, il a été accusé d’avoir tenté d’acheter des voix. A rappeler que cette circonscription qui compte six sièges a déjà connu l’annulation d’un siège suite à la démission de son titulaire en octobre. Le Conseil constitutionnel vient également d’annuler le mandat d’un autre conseiller, istiqlalien également, élu par le même collège électoral, mais dans la région de Dakhla-Oued Dahab, pour les mêmes motifs. C’est également sur la base de communications téléphoniques qu’un conseiller PAM, élu par le même collège électoral à Rabat-Salé-Kénitra, s’est vu invalider son siège.