Trois partis, trois congrès, trois enjeux

Le RNI resserre ses rangs, le PAD joue son existence et le PJD conforte son secrétaire général dans le poste.

Trois partis politiques, le RNI, le PJD et le Parti de l’alternative démocratique (PAD), organisent leurs congrès dans les semaines à venir, chacun avec un agenda propre. Le RNI qui tient un congrès extraordinaire le 30 avril, selon des sources au parti, prévoit comme plan de travail l’examen et l’adoption des positions relatives à l’amendement des textes électoraux. Ils vont également étudier une «riposte appropriée» aux récentes sorties du PJD qui visent le RNI et ses dirigeants. Le deuxième parti qui devrait tenir son congrès est le Parti de l’alternative démocratique fondé par les dissidents de l’USFP. Selon une dernière réunion du comité préparatoire du congrès extraordinaire qui a réuni quelque 150 membres il y a quelques jours, la date du congrès est fixée pour le 7 mai. Le nouveau parti joue son existence, au moment où un nombre important de ses membres, dont des ténors, ont choisi de quitter la barque pour rejoindre le PPS et le PSU. Ceux qui s’accrochent toujours au projet se donnent encore quelques jours pour accorder leurs violons. Ils se retrouveront le 24 avril pour adopter les plateformes du congrès.

Le PJD est le dernier à tenir un congrès extraordinaire, le 21 mai, avec un seul point à l’ordre du jour: prolonger le mandat de l’actuel secrétaire général, Abdelilah Benkirane. Les congressistes devraient profiter de l’occasion pour apporter, également, quelques retouches aux statuts du parti. Mais le plus important est d’éviter que cette violation de la démocratie interne ne provoque une fissure dans les rangs du parti à la veille des élections législatives.