Secrétariat d’Etat à  l’internet et ministère de l’électricité…

En matière de création de départements ministériels, les pays rivalisent d’ingéniosité. Ainsi, en Tunisie, ils sont quelque 46 ministres à gérer les affaires publiques. On pense alors automatiquement à une coalition de plusieurs partis. ! Détrompez-vous, les ministres tunisiens sont en majorité issus d’un seul parti et de la société civile. Pour ce qui est de l’originalité, la Tunisie nous surprend encore avec un secrétariat d’Etat chargé de l’informatique, de l’Internet et des logiciels libres qui côtoie un ministère de la Recherche scientifique et de la technologie. En Tunisie toujours, le ministre de la Santé publique est assisté par un secrétaire d’Etat chargé des Institutions hospitalières. L’Egypte n’est pas en reste. Le gouvernement, composé de 34 ministres, abrite en son sein des départements pour le moins insolites. Au pays des pharaons, ils ont un secrétaire d’Etat pour chacune des deux chambres du Parlement. Ils ont également un ministre de l’Electricité, un autre pour l’Aviation civile et un pour l’Approvisionnement.
La France n’est certainement pas le modèle à suivre. Avec 40 ministres, le gouvernement Raffarin dispose d’un ministère de la Parité et de l’Egalité professionnelle et d’un ministère délégué à l’Egalité des chances.
Enfin, la palme de la rationalité revient
à l’Espagne, avec 16 ministères, sans aucun secrétaire d’Etat ni ministre délégué