Sahara : deux semaines décisives

Le Venezuela en faveur d’une solution négociée.

Deux semaines décisives pour la question du Sahara au Conseil de sécurité. A l’heure où nous mettions sous presse, le dossier était entre les mains du club des amis du Sahara (Royaume-Uni, Espagne, Russie, Etats-Unis et la France). Soit la dernière étape avant de le transmettre au Conseil de sécurité. Si certaines questions cruciales semblent avoir déjà été réglées, comme les activités dans la zone démilitarisée et l’organisation d’une table-ronde à Genève, début décembre avec la participation de toutes les parties, y compris l’Algérie, il reste la durée du mandat de la Minurso. Selon des sources bien informées, les Etats-Unis, chargées traditionnellement de rédiger le projet de résolution qui sera soumis au Conseil de sécurité, optent pour une durée de six mois alors que d’autres pays, comme la France, soutiennent plutôt la proposition du Secrétaire général de prolonger ce mandat d’une année. A côté des autres questions, ce point reste cependant marginal. Le vote de la nouvelle résolution du Conseil de sécurité devrait intervenir vers la fin de ce mois. En parallèle, le dossier du Sahara connaît certains rebondissements pour le moins inattendus. C’est notamment le cas de la position exprimée le 15 octobre par le Venezuela. Ce pays naguère allié inconditionnel du Polisario et fervent partisan de la thèse de la «décolonisation» entre autres verbiages qui font désormais partie d’un passé révolu, a complètement changé d’approche. Le Venezuela a, en effet, affirmé son soutien au processus de négociations sous l’égide des Nations Unies, afin de parvenir à une solution «négociée» au conflit artificiel autour du Sahara marocain. «Le Venezuela continue de soutenir une solution négociée pour le règlement de la question du Sahara», a déclaré, en ce sens, le représentant du Venezuela devant la 4e Commission des l’Assemblée générale de Nations Unies. «Nous soutenons les derniers efforts de l’envoyé personnel du Secrétaire général pour réunir les parties concernées à une table ronde à Genève», a affirmé le représentant de la délégation du Venezuela à cette réunion.