Retrospective 2014 / Droits de l’homme : Une grand-messe mondiale pour marquer un processus en cours

Au 31 décembre dernier, l’opération de régularisation exceptionnelle des étrangers en situation irrégulière au Maroc prenait fin. A la fin du processus, quelque 7000 cartes sont remises aux nouveaux résidents «légaux».

L’opération vient concrétiser, en partie, la nouvelle politique d’émigration lancée par le Maroc.

L’effet le plus marquant de cette année est sans conteste le choix de Marrakech pour abriter, fin novembre, la 2e édition du Forum mondial des droits de l’homme (FMDH).

Un évènement qui est en soi une reconnaissance explicite et renouvelée par la communauté internationale, du leadership du Maroc en matière de protection et de promotion des droits et libertés dans sa région. Confier l’organisation d’un événement au Maroc n’est pas le fruit du hasard.

C’est un choix bien réfléchi et mû par les grandes réalisations accomplies par le Maroc en matière des droits de l’homme, de démocratie et des libertés fondamentales, à même de faire du Royaume «une référence» non seulement à l’échelon régional mais aussi, sur le plan continental.

C’est dire que le Maroc ne cesse de s’engager, ces dernières années, dans un vaste chantier de réformes «audacieuses», «inédites» et «profondes» ayant touché différents secteurs, y compris celui des droits humains.

Et pour marquer le pas, à la veille de ce Forum mondial, le Maroc a déposé les instruments de ratification du Protocole facultatif à la Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Cette adhésion par le Maroc sera assortie de la création, dans un délai d’un an, d’un Mécanisme national de prévention (MNP).

Un tournant historique dans le processus de réformes engagé par le Royaume dans le domaine des droits de l’homme, comme le soulignent les spécialistes des droits de l’homme, déclarera alors le président du Conseil national des droits de l’homme, Driss El Yazami.

En effet, les expériences internationales ont démontré que la création de telles structures, qui existent dans 53 pays, contribuent à la réduction de 90% des cas de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, notant que ce mécanisme sera habilité à effectuer des visites dans tous les établissements de privation de liberté et à élaborer des rapports sur l’état des droits de l’homme.

Auparavant, et en plus de la concrétisation de la nouvelle politique migratoire qui a eu le mérite de permettre la régularisation de la situation d’immigrés notamment en provenance de l’Afrique, cette année a également vu la mise en œuvre de la réforme de la justice militaire, à travers l’abrogation des poursuites de civils devant des juridictions militaires.

La même année, le 28 mars, a été adoptée, lors de la 25e session du Conseil des droits de l’homme, dont le Maroc fait partie, la résolution qui stipule : «Chacun a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction, notamment la liberté d’avoir ou de ne pas avoir, ou de choisir une religion ou une conviction et de la manifester, individuellement ou collectivement, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement de rites, y compris le droit de changer de religion ou de conviction».

Cette résolution sur la liberté de religion ou de conviction a été adoptée sans vote des délégations présentes. Et le Maroc qui était présent n’a pas émis de réserve, ce qui est considéré comme une acceptationn