Retraites : l’Istiqlal «acte» son rapprochement avec le PJD

L’opposition est en train de monter une commission d’enquête sur les caisses de retraite.

Les projets de loi portant réforme du régime de retraite civile ont été adoptés à la majorité, mardi, à la deuxième Chambre par 52 conseillers sur un total de 105 (15 ayant été déchus par le Conseil constitutionnel). 27 ont voté pour, 21 conseillers principalement du PAM et de l’USFP les ont rejetés et 4, tous de l’Istiqlal, se sont abstenus. Ceux de l’UGTM se sont tout simplement absentés. Et cela après les virulentes interventions, en commission, des syndicalistes istiqlaliens qui ont fustigé le projet de réforme. On ne peut pas dire que les élus istiqlaliens ont manqué cette première occasion pour concrétiser le nouveau rapprochement entre leur parti et le PJD. Car, sans l’abstention de l’Istiqlal et le retrait non expliqué de quatre conseillers de la CDT, les textes n’auraient probablement pas passé. L’Istiqlal, faut-il le rappeler, vient de décider, lors de la dernière réunion de son conseil national, de s’allier au PJD pour les prochaines élections. Les projets de loi devraient être transmis à la première Chambre où leur vote ne sera qu’une question de formalité. L’opposition, après avoir perdu au vote, examine déjà d’autres alternatives de riposte. Le PAM, l’USFP et l’UMT viennent, en effet, de boucler la liste des signatures nécessaires pour lancer une commission d’enquête parlementaire sur les caisses de retraite. Mais, même si la commission est montée, ses travaux ne vont en rien entraver la marche de la réforme.