Représentants des employeurs : Le patronat entre de plain-pied dans la politique

Pour le moment la Constitution précise que les organisations patronales, les Chambres professionnelles et les représentants des salariés forment les 2/5e des membres élus, dans chaque région, de la deuxième Chambre.

Dans le passé, les chefs d’entreprises, pour se faire représenter au Parlement (notamment dans la deuxième Chambre), devaient passer par les partis politiques ou les Chambres professionnelles. Cela à moins de décrocher un siège en tant que SAP dans un des collèges électoraux de la deuxième Chambre. Depuis le 1er juillet, les patrons peuvent se faire représenter directement dans la future Chambre des conseillers. L’article 63 de la nouvelle Constitution leur réserve 8 sièges sur les 120 de la Chambre. Comment vont-ils se faire élire ? La Constitution parle d’organisations patronales et d’employeurs comme collège électorale. Lesquelles ? Les textes électoraux en cours de préparation nous le diront.

Une liste de ses organisations sera fixée par décret. Pour le moment la Constitution précise que les organisations patronales, les Chambres professionnelles et les représentants des salariés forment les 2/5e des membres élus, dans chaque région, de la deuxième Chambre.
En attendant, en plus de la CGEM qui doit répartir sa base électorale sur les régions comme spécifié dans la loi organique 28-1, relative à la Chambre des conseillers, d’autres organisations patronales se mettent discrètement en place. Ce n’est certainement pas le cas de l’Union générale des entreprises et des professions (UGEP) affiliée à l’Istiqlal, qui existe depuis longtemps. 

Il s’agit du tout nouvel espace marocain des professionnels créé récemment par le PJD ou encore cette organisation, Amal entreprise, qui revendique plus de 300 adhérents et qui fait parler d’elle justement au moment où l’on a commencé à évoquer les élections de la deuxième Chambre. Cela sans compter des associations sectorielles qui évoluent en dehors de la CGEM. Ce qui est sûr, c’est que les organisations patronales qui ont toujours évolué, du moins dans l’apparence, en dehors du cercle politique, se retrouve de plain-pied dans le jeu politique.