Quinze profils prometteurs

Soufiane Khaïrat S. G. de la Jeunesse ittihadia (USFP)
Le plus jeune des «chefs»

Ce natif de Settat, capitale de la Chaouia, est le plus jeune secrétaire général de toutes les organisations de jeunesse marocaines. Soufiane Khaïrat a été élu à ce poste à l’âge de 27 ans, lors du VIe congrès national de la Jeunesse ittihadia tenu en juin 2002. Après des débats houleux, il a été décidé que l’âge limite d’appartenance à la Chabiba était fixé à 30 ans. Une première.
Lauréat d’un baccalauréat en sciences mathématiques, M. Khaïrat a pourtant choisi de poursuivre des études d’économie. Sa licence en poche (1998), il entama une carrière-éclair dans la fonction publique à l’Agence urbaine de Rabat-Salé, avant de s’envoler à Paris pour obtenir un DESS en urbanisme.
C’est à l’occasion de la première guerre du Golfe que Soufiane Khaïrat s’engagea, à l’âge de 15 ans, dans la Jeunesse ittihadia. En 1992, il est élu secrétaire de la section de la Jeunesse à Tan Tan où il résidait à l’époque. En 1998, il était élu au comité central et quatre ans plus tard, il était porté à la tête de l’organisation de jeunesse de l’USFP, qui sortait d’une longue lutte politique paralysante avec les amis de Mohamed Sassi et Mohamed Hafid.
Pour M. Khaïrat, il est temps de sortir de «l’enfermement dans les cercles élitistes et de s’ouvrir résolument sur les jeunes des quartiers périphériques des grandes villes».

Khalid El Hariry Commission administrative de l’USFP
Un gestionnaire socialiste

Khalid El Hariry fait partie de cette nouvelle génération de cadres usfpéistes hautement qualifiés et formés aux nouvelles méthodes de gestion et d’action publique. Après des études dans une grande école d’ingénieurs en France, cet ingénieur informaticien est aujourd’hui, à 41 ans, administrateur de plusieurs entreprises travaillant dans le secteur de l’informatique et des nouvelles technologies de l’information.
Chez les Hariry, être ittihadi est une tradition familiale. Le père, Bouchaïb, résistant et l’un des fondateurs de l’UNFP, fut député dans le premier parlement du Maroc indépendant. Khalid perdit son père à l’âge de 13 ans. Tout en restant attaché à la famille ittihadie, il privilégia ses études. Ce n’est qu’à partir de 1990, qu’il revient au bercail pour militer activement sous la bannière de l’USFP.
Il travaille alors sur des projets et des dossiers et s’investit dans la préparation des élections. Lors des élections communales de 1996, il est élu au conseil communal d’Akhdim dans la région d’El Jadida. Depuis, il a jeté son dévolu sur la capitale des Doukkala. Après une première tentative infructueuse en 1997, il remporte la circonscription d’El Jadida-Azzemmour en septembre 2002. Avec Taha Balafrej et Abderrazak El Hannouchi, il a fait des Forums du changement de l’USFP, organisés à la veille des législatives du 27 septembre, une réussite.

Abdallah Bekkali S. G. de la Jeunesse istiqlalienne (PI)
Des convictions et de l’ambition

Abdallah Bekkali, l’enfant de Larache est la figure de proue de la jeunesse au sein du Parti de l’Istiqlal. Durant 25 ans de militantisme, il a gravi tous les échelons de la hiérarchie du parti, pour être porté lors du XIVe congrès au comité exécutif. Ce fils d’ imam a fait son chemin loin des parachutages et du clientélisme.
Sa première responsabilité, dont il se rappelle encore avec fierté, remonte à 1979, quand il avait été élu chef de section de la jeunesse scolaire dans sa ville natale. Depuis, on ne compte plus les responsabilités qu’il assume.
Journaliste au quotidien arabophone Al Alam après avoir décroché un diplôme de l’Institut de presse de Tunis en 1985, vice-président de l’Association de soutien au peuple palestinien, secrétaire général adjoint du SNPM et membre de l’Union des journalistes arabes… Mais 1998 fut l’année qui a consacré son talent d’organisateur confirmé au sein de la jeunesse de son parti et où il a été élu secrétaire général de la Jeunesse istiqlalienne.
Le jour où Abdallah Bekkali a accédé à la plus haute instance du parti, il n’avait que 42 ans. Nizar Baraka et lui sont les deux plus jeunes membres du Comité exécutif.
Ce qui est certain, c’est que l’homme a des convictions et de l’ambition. Et elles ne se limitent pas seulement aux responsabilités au sein du parti.

Saïda Aït Bouâli Membre du conseil national du PI
Une battante à l’Istiqlal

«Le parti est fier d’avoir dans ses rangs une femme, une battante comme Saïda Aït Bouâli» La phrase est de Hassan Abdelkhalek, journaliste, député et membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal. Fille d’un notable istiqlalien, Saïda regardait, toute jeune, défiler à longueur de journée dans la maison paternelle à Marrakech des cadres du parti. «Les temps étaient durs, et l’action politique n’était pas sans embûches et sans risques», se rappelle-t-elle.
En 1976, elle entre au conseil national de la Jeunesse istiqlalienne et un an plus tard au bureau exécutif de l’UGTM. En 1983, elle a été, à l’âge de 26 ans, le plus jeune membre du conseil municipal de Marrakech et l’une de ses trois femmes, les deux autres étant Malika Assimi et Milouda Hazib (PND). Par ailleurs, et depuis 1978, elle est membre du conseil national du parti.
Licenciée en sociologie en 1981, Saïda enseignera la philosophie. L’enfance et la femme sont deux causes qui aiguillonneront particulièrement sa plume sur les colonnes du quotidien Al Alam et alimenteront ses interventions dans nombre de colloques et de conférences.
Selon elle, occuper un poste de responsabilité dans la gestion des affaires publiques au niveau national l’intéresse moins que «d’œuvrer, là où elle se trouve, à l’amélioration des conditions de vie des Marocains».

Saïd El Fekkak S.G. de la Jeunesse socialiste (PPS)
Un parcours atypique

Le parcours politique de Saïd El Fekkak est plutôt atypique. Il rappelle celui des militants des partis de la gauche radicale des années soixante-dix et quatre-vingts : prison, études, chômage… A un moment où le pouvoir traversait l’une de ses crispations consécutives à des émeutes urbaines, Saïd El Fekkak s’engageait dans le militantisme. Cela lui a coûté cinq ans de sa vie. Arrêté en 1984, à 19 ans, il fut condamné à 5 ans de prison ferme, qu’il purgea intégralement.
Ces années ne furent pas perdues pour autant puisqu’un an après sa sortie de prison, il passa avec succès sa licence de philosophie. Commencèrent alors quatre longues années de chômage. Là non plus, M. El Fekkak ne perdit pas son temps. Il s’activa au sein de l’association locale des diplômés chômeurs et s’investit avec fougue et enthousiasme dans les activités de la Jeunesse socialiste et du PPS, dans sa ville natale, Fès.
A 34 ans, il fut élu président de la Jeunesse socialiste lors de son quatrième congrès national (1999), succédant ainsi à Nabil Benabdellah. En juillet 2001, il était membre du comité central du parti à l’occasion de son cinquième congrès national. Depuis 1997, Saïd El Fekkak occupe un poste de conseiller au sein du groupe parlementaire du PPS et depuis septembre 2002 au sein groupe de l’Alliance socialiste.

Mohamed Soual Membre du Comité central du PPS
Un ingénieur sur tous les fronts

On le croit économiste. En fait, il est ingénieur. Mohamed Soual est lauréat de l’Ecole nationale de l’aviation civile de Toulouse (1980). Ce natif de Casablanca (1956) fait partie de cette race de militants qui donnent l’impression d’avoir le don d’ubiquité, tant leurs activités professionnelle, partisane et associative sont débordantes.
Après une carrière de 15 ans à la RAM (1981-1996), Mohamed Soual fut conseiller de Abdelouahed Souhaïl, PDG du CIH. À partir d’avril 2001, il préside aux destinées de deux filiales du holding Cofimag : Gemadec et Arkéos (ex-Regma).
Ce fils de Hay Mohammadi, qui avait adhéré au PLS (ancêtre du PPS) en 1973, décida à partir de 1977 et jusqu’en 1990, de se concentrer sur ses études et son travail. Il estime que «servir son pays par l’abnégation au travail est aussi important que le militantisme politique, mais il arrive un moment où il faut mettre la main à la pâte». Et là, on peut dire qu’il a mis les deux mains à cette pâte. À partir de 1990, il se dépense sans compter : deux candidatures aux législatives de 1997 et de 2002 ; une action de réflexion et de proposition dans toute une série de comités et de commissions, membre de nombreuses associations centrées sur le développement et la démocratie…
En 2001, il est élu membre du comité central du PPS. Il est également membre du comité d’éthique de la CGEM. Cet homme de 47 ans est l’une des étoiles montantes de son parti.

Chakib Bensouda S. G. de la Jeunesse du FFD
Un homme de confiance et de dossiers

Chakib Bensouda est de ces hommes qui ne font pas leur âge. Pourtant, il a 45 ans. Il y a un secret à cela comme il le dit lui-même : «Les problèmes qui me paraissent insolubles, je les zappe, comme ça je suis tranquille dans ma tête».
La première famille politique de Chakib fut le PPS, et, pendant longtemps, puisque son adhésion au parti d’Ali Yata remonte à 1979, alors qu’il était encore étudiant à la Faculté des sciences de Rabat. Il y a une grande date dans son long parcours politique : le jour où son parti lui fit confiance en lui confiant l’organisation administrative de son groupe parlementaire nouvellement créé à la Chambre des Représentants. A cette époque, il avait déjà un doctorat en chimie et était professeur à la Faculté de sciences où il avait fait ses études.
Une autre date est non moins importante dans la vie de cet éternel jeune homme: 1997. Cette année, avec Thami Khyari, il fit partie du groupe qui fonda le Front des forces démocratiques (FFD), dont il devient rapidement membre du Bureau exécutif chargé des jeunes. Il contribua d’ailleurs à la création des «Initiatives jeunesse Marocaine», une association à caractère culturel et social.
Homme de confiance de Thami Khyari, il fut choisi par ce dernier comme chef de son cabinet lorsqu’il devient ministre en 1998. Cette expérience est une étape cruciale dans son parcours puisque, reconnaît-il, elle lui a permis «d’être en contact avec les grands dossiers du pays».

Mouloud Ajef Membre du Comité central du MP
Dynamo populaire à Laâyoune

Il était présent à la rencontre de Maâmora qui s’est déroulée le 8 juin 2003 et qui s’est soldée par la réunification des trois composantes de la mouvance populaire (MP, MNP et UD). Mouloud Ajef est venu de Laâyoune, la ville où il a vu le jour, en 1973, et où il travaille actuellement comme employé à Maroc Télécom.
Lors de son congrès national de 2001, et pour insuffler du sang neuf au sein de ses instances dirigeantes, le MP avait réservé dix sièges au sein de son Comité central à la Jeunesse populaire.
Mouloud Ajef a hérité d’un fauteuil en sa qualité de membre du comité exécutif de la Chabiba chaâbiya, en même temps que son secrétaire régional à Laâyoune.
Mouloud est, à 32 ans, l’antenne palpitante du MP dans cette ville du Sud du Maroc. Il n’est pas d’association où il ne soit représenté. Il est ainsi membre du bureau de la Fédération nationale des postes et des télécommunications et l’un des fondateurs de l’organisation Al Kachaf achaâbi (le scout populaire).
Même l’activité sportive de la ville ne lui a pas échappé, puisqu’il est président du club Al Massira d’athlétisme et membre dirigeant de la section football.
Actuellement, Mouloud Ajef a des visées sur le secrétariat général de la Chabiba de son parti et, dans ce dessein, il travaille d’arrache-pied pour la préparation de son prochain congrès, fixé au mois d’octobre 2003.

Saïd Taghi Membre du Conseil national du PSD
Espoirs d’un soldat de l’ombre

Licence en droit privé en poche en 1993, Saïd Taghi est recruté comme fonctionnaire au ministère de l’Education nationale.
Comme beaucoup de jeunes de sa génération, c’est à l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) qu’il fait ses premières armes politiques, précisément au sein de la Gauche démocratique, proche de la GSU.
Mais il n’intégra jamais l’OADP : son cœur penchait plutôt du côté du PSD de Aïssa El Ouardighi. Comme ce dernier, il est originaire de la province de Khémisset.
C’est le secteur de la jeunesse qui accapara, pendant des années, le gros des efforts du jeune Taghi. Son travail sera récompensé, puisqu’il devient rapidement le secrétaire national de la Fédération de la jeunesse marocaine, lancée par les jeunes du PSD.
Secrétaire local du parti à Tiddas, le village où il a vu le jour en 1970, le jeune Saïd Taghi a été ensuite porté au conseil national du PSD à partir de 1997.
En ce mois de juillet 2003, Saïd Taghi s’apprête à donner le coup d’envoi à la «Caravane de l’espoir» (un forum pour les loisirs et le débat d’idées) dont l’objectif est de donner aux jeunes «une bouffée d’espoir et les prémunir contre les dérives de l’extrémisme et des barques de la mort». Comme beaucoup d’autres jeunes cadres partisans, ce jeune homme de 33 ans accomplit beaucoup de travail dans la discrétion et l’humilité. En somme, un soldat de l’ombre.

Mohamed El Aouni S. G. de la Jeunesse Démocratique (GSU)
Il vise des responsabilités nationales

La quarantaine, Mohammed El Aouni a vécu deux grands tournants dans l’histoire de l’organisation marxiste 23 Mars.
Alors qu’il était encore étudiant à l’Institut supérieur du journalisme (il en est sorti, major de sa promotion, en 1984), il a suivi la transition vers la légalité en 1983 et la transformation en l’Organisation de l’action démocratique et populaire (OADP).
C’est en 1989 qu’il entre pour la première fois au bureau national de la Jeunesse démocratique, affiliée à l’OADP, et en devient le secrétaire général sept ans plus tard.
Entre temps, Mohammed El Aouni intégrera le service radiophonique de la RTM (service des informations).
On voit mal, au Maroc, un militant de gauche innover dans une radio sclérosée. Il y fut comme un pape qui prêche dans le désert. «Cela m’avait valu quelques confrontations avec le directeur», reconnaît-il.
L’autre tournant mageur est la création de la Gauche socialiste unifiée (GSU) en 2002, où l’OADP a joué un rôle catalyseur.
M. El Aouni entra à son comité central. Coordinateur général des jeunesses (GSU, PI, USFP, PPS, PADS, CNI), l’enfant de Meknès juge le temps venu pour abandonner ses responsabilités à la tête du mouvement de la Jeunesse démocratique pour briguer une responsabilité nationale au sein du parti lors de son prochain congrès prévu en 2004.

Hamid El Kam Cadre de la Gauche socialiste unifiée
L’associatif comme cheval de bataille

Nombreux sont les militants de la gauche radicale qui ont investi, parallèlement à leur engagement politique partisan, le travail associatif. Hamid El Kam est de ceux-là. Sans doute, ses études de philosophie à l’université Mohammed V à Rabat et à l’Université catholique de Lyon, pour l’obtention d’un DESS en philosophie et pratique des droits de l’Homme, l’ont-elles incliné à faire ce choix.
On trouve Hamid, en effet, à partir de 1990 à l’AMDH (Association marocaine des droits de l’Homme), où il siège sans discontinuer, dans la commission administrative, jusqu’à ce jour. Il participe, en 1996, à la création de l’Espace associatif et, deux ans plus tard, il est responsable administratif de Transparency Maroc.
Ce travail associatif intensif n’a pas empêché Hamid d’être actif à l’UNEM à partir de 1990 au sein du Mouvement des Kaïdiyines (basistes), un avatar de la gauche marxiste des années 1970. Puis en 2000, il est membre du Mouvement des démocrates indépendants (MDI), l’une des quatre composantes qui ont fusionné pour créer la GSU en 2002.
L’enfant de Guelmim, né en 1971, est aujourd’hui membre de la section de Rabat de la GSU, et a été choisi le 29 juin 2003 comme membre de la commission préparatoire du congrès national de la Jeunesse socialiste, fusion des groupes de jeunesse des quatre composantes qui ont donné naissance à la GSU.

Aziz Rabbah S. G. de la Jeunesse du PJD
Un crack chez les islamistes

Ce quadra, natif de la province de Sidi Kacem en 1962, représente cette génération de jeunes cadres islamistes hautement qualifiés dans leur activité professionnelle. Aziz Rabbah est ingénieur analyste. Après avoir obtenu le diplôme de l’Institut national de statistiques et d’économie appliquée (INSEA), à Rabat, il décroche un master en génie logiciel à l’université Laval au Canada.
De retour au Maroc, en 1993, il assumera la responsabilité du département informatique au ministère du Commerce et de l’Industrie et, depuis 1997, celle des technologies de l’information au sein du même département ministériel. Il est également membre de la Task force arabe mise en place par l’Union arabe des télécommunications et qui est chargée de plancher sur le gouvernement électronique (e-government)
Côté politique, M. Rabbah est secrétaire général de la jeunesse du PJD, membre du secrétariat général du parti et membre du majliss choura (équivalent du comité central) de Attawhid wal Islah (Mouvement unicité et réforme-MUR). Il assume donc une triple responsabilité à la jeunesse, au parti et au mouvement.
En tant que responsable de la communication du PJD, Aziz Rabbah annonce le lancement de forums de débats pour améliorer l’image du parti, expliquer sa ligne politique et culturelle, «afin de lever les ambiguïtés nées au lendemain des attentats du 16 mai à Casablanca».

Mostafa Khalfi Membre du conseil national du PJD
Politicien islamiste précoce

Au sein de la jeune garde du PJD, Mostafa Khalfi est l’une des valeurs sûres de ce parti. Ce fils du Gharb (natif de Kénitra) a déjà, à 30 ans, une carrière académique et politique derrière lui. Il prépare ainsi depuis trois ans un doctorat d’Etat en sciences politiques à l’Université Mohammed V sur les approches anglo-américaines relatives au mouvement islamiste marocain. D’ailleurs, l’homme est un anglophone accompli. Plusieurs de ses ouvrages portant sur le mouvement islamiste marocain sont en cours d’édition.
Mostafa Khalfi est entré très jeune en politique. Déjà, au lycée, il a été initié à l’islamisme.
A l’Université Ibnou Tofaïl, il s’engagea très rapidement dans l’action politique, après un bref passage chez les jeunes du PJD, où il a été responsable du secteur estudiantin. Elu membre du conseil national du parti en 1999, il a accédé en 2003 au majliss choura de Attawhid wal Islah.
Comme ses aînés, figures de proue du PJD, il cultive également la double appartenance au parti et au mouvement.
Professionnellement parlant, M. Khalfi est responsable du service politique au quotidien Attajdid. Il est également membre du SNPM (Syndicat national de la presse marocaine).
Pour Mostafa Khalfi, «le PJD ne rencontre pas de difficultés dans ses relations avec la jeunesse parce qu’il a créé des espaces de communication réguliers avec elle et parce qu’il accorde la priorité aux problèmes de la jeunesse».

Mostafa Sabik Commission nationale de l’UC
Il veut régénérer l’UC

Mostafa Sabik est avocat d’affaires, président de la commune de Ben M’Sick à Casablanca et militant UC. Mais ceux qui le rencontrent pour la première fois retiendront surtout l’élégance raffinée de ce natif de Casablanca, né en 1957.
Il a une double formation juridique et politique : licence en droit à l’Université Hassan II de Casablanca et diplôme de l’Institut des études politiques (IEP) d’Aix-en-Provence (France).
Rentré au Maroc, il entame en 1990 une carrière d’avocat d’affaires, qui se poursuit toujours. Il s’est également lancé dans l’associatif.
Il dirige ainsi un Lion’s Club et plusieurs comités d’amitié : Casablanca-Bordeaux, Casablanca-Chicago…
Il s’engagea en politique, en 1997, sous l’étiquette U.C.
D’aucuns ne comprennent pas pourquoi il reste dans ses rangs alors que de nombreux partis sont prêts à l’accueillir les bras ouverts. Sa réponse est claire : «Je n’aime pas la transhumance. C’est vrai, l’UC a raté plusieurs occasions pour se régénérer, se restructurer et changer d’image. Des occasions malheureusement ratées. Mais je ne désespère pas. On pourra y arriver en coupant les branches mortes et pourries et en se regroupant avec d’autres dans un véritable pôle libéral».
Sera-t-il entendu par ses amis de l’UC ? Il le faudra bien. Autrement, ce sera la mort lente pour ce parti.

Hassan Abyaba Commission nationale de l’UC
«Croire en sa chance»

Ce fils de la Chaouia, âgé de 44 ans, a cru avoir sa chance et sa place au soleil en adhérant à l’Union constitutionnelle (UC) qui venait d’être créée en 1983 par Maâti Bouabid, et qui, aux élections de l’année suivante, avait raflé la mise avec plus de 80 sièges remportés.
Hassan Abyaba pouvait raisonnablement cultiver ses espoirs d’autant plus que ce parti avait adopté comme mot d’ordre central : «place à la génération de l’après-Indépendance» ! Quand on voit, aujourd’hui, la composition du bureau politique de l’UC, on est loin des déclarations d’intention des débuts et le parti a beaucoup perdu de cadres qui ont cru à ce slogan.
M. Abyaba boucla ses études universitaires, couronnées par un doctorat en géographie économique (1989), intégra le corps enseignant de la Faculté des lettres de Ben M’Sick à Casablanca, avant de songer à s’engager dans la vie politique.
A partir de 1989, il s’activa résolument dans les rangs de l’UC. Il devient rapidement le secrétaire général adjoint de la Jeunesse destourienne, présidée par l’inamovible et quinquagénaire Abdallah Firdaous. Au parti, il participe à une flopée de commissions et de comités. Une activité qui le conduit au Comité national de l’UC, dans lequel il siège toujours. Il attend son heure et a des chances sérieuses d’être élu à la direction du parti lors de son prochain congrès