Quand stabilité et sécurité riment avec développement

Le processus des réformes politiques engagé au Maroc est unique. Sa politique de lutte contre l’extrémisme religieux est incomparable. Son effort de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale est exemplaire.

C’est un constat. Le Maroc a réussi à échapper aux bouleversements que connaissent les pays voisins grâce au miracle de la stabilité. Et quand un pays jouit de la stabilité sur le plan politique et sécuritaire, il lui est plus facile d’attirer les investissements. Et à ce niveau, il n’échappe à personne que le Maroc est devenu une sorte de hub pour les investissements étrangers. La création de richesses et le progrès que cela induit n’est qu’une partie des dividendes de la démocratisation et de la consécration de l’Etat de droit et des libertés. Sa stabilité tant sur le plan politique que sécuritaire, le Maroc la doit à un processus de démocratisation qui a démarré depuis longtemps. Bien avant les bouleversements que connaît la région depuis quelques années.

Le Maroc a choisi le «changement proactif» comme étant la garantie de sa stabilité à long terme, alors que d’autres pays de la région persistent dans leur posture réfractaire au changement, ou encore sont tétanisés par la peur et s’enferment dans le statu quo. Le Maroc n’a pas attendu le printemps, mu en un interminable automne, «démocratique» pour faire sa propre révolution. Le pluralisme politique a toujours été érigé en principe et les élections, de plus en plus transparentes et crédibles, sont devenues le seul moyen d’accès au pouvoir. Le renforcement des institutions et de l’Etat de droit est un processus qui ne date pas d’aujourd’hui. L’expérience marocaine apporte également la démonstration que l’islam est parfaitement compatible avec la démocratie, les droits de l’Homme et la liberté. Sa politique de réforme du champ religieux, lancée il y une décennie, est aujourd’hui saluée et appréciée. Son expertise en matière de formation au vrai islam, ouvert et tolérant, est sollicitée de partout. En parallèle, la politique sécuritaire qu’il a mise en place pour la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme en fait une référence en la matière. Il est devenu un acteur régional incontournable dans ce domaine.

La réforme du champ religieux, la nouvelle politique sécuritaire ne pouvaient à elles seules prémunir le pays contre le danger terroriste sans une véritable politique sociale. Le Maroc l’a compris très tôt. La lutte contre la précarité et l’exclusion sociale à travers des mécanismes de génération de revenus et de création de richesses, l’INDH en l’occurrence, est venue compléter ce triptyque. Les droits de l’Homme constituent également un domaine dans lequel le Maroc a choisi de s’investir à fond. Une politique qui s’est révélée payante. Le Maroc est, ainsi, et de loin, le premier pays de la région, et du monde arabe, à interagir sans restriction avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme (CDH) dont il est membre fondateur. C’est également le premier pays de la région à se doter d’une véritable politique d’émigration. C’est une recette qui marche, derrière laquelle se trouve un Roi visionnaire…