Présidence de la deuxième Chambre : SOS Jettou ?

Mohamed Fadili et Abdelhaq Tazi, principaux prétendants au perchoir

Le MP et l’Istiqlal retroussent leurs manches, l’USFP reste en retrait
La majorité connaîtra des remous.

La rentrée parlementaire promet d’ê-tre mouvementée. Légèrement modifié à la suite des élections du 8 septembre, l’équilibre au sein de la deuxième Chambre pourrait se rétablir aux dépens de son président actuel, le RNIste Mustapha Oukacha. Si les principaux partis concernés se regardent en chien de faïence, Mohamed Fadili, vice-président haraki de la Chambre, et Abdelhaq Tazi, ancien ministre istiqlalien, ne cachent plus leur volonté de lui succéder au perchoir. Le concerné, lui, se fait discret, affirmant qu’une nouvelle candidature de sa part dépend de la volonté de son parti. Toutefois, s’il venait à recevoir la bénédiction des siens, ce ne sont pas ses soixante-dix ans passés qui l’empêcheraient de réitérer sa victoire de 2002. Sa politique conciliante pourrait en faire un ultime recours en cas de blocage, si par miracle le Mouvement populaire (MP), devenu première force de la Chambre, renonçait à la diriger…

En attendant, rien n’est définitif : ni la participation du MP et de l’Istiqlal à cette joute à trois, ni l’identité des champions choisis, surtout au MP qui ne semble pas vouloir lâcher prise sans livrer bataille. Mohand Laenser, son secrétaire général, met toutefois les points sur les i : «La décision revient au parti, elle dépend des négociations. M. Fadili est candidat à la candidature», souligne-t-il, insistant sur le fait que si son parti venait à présenter un candidat, le choix serait mûrement réfléchi.

De même, Abdelhaq Tazi voit son sort lié à un énième hoquet de la Koutla. En effet, selon certaines sources, son parti tablerait sur le soutien de ses alliés USFP et PPS pour constituer un front de 91 voix en sa faveur. Le hic ? Cette alliance, qui n’est pas sans rappeler celle que le parti d’Abbas El Fassi avait essayé de mettre en place en 2002, risque de provoquer l’apparition d’un front adverse largement plus important contre la Koutla, explique-t-on du côté de l’USFP. Bien plus, le principal allié des istiqlaliens, le parti de la rose, semble avoir décidé d’éviter la confrontation. En effet, le parti, qui ne présentera pas de candidat cette année, se dit prêt à soutenir le Premier ministre dans son choix d’un candidat unique de la majorité, l’objectif étant de préserver l’unité du gouvernement durant la dernière année qui le sépare des législatives de 2007. Seule condition pour les socialistes : le background du candidat doit être irréprochable. Un message à l’adresse des harakis ? Prochain épisode en octobre.