PJD, un congrès qui divise…

Il va organiser un congrès extraordinaire pour reporter son congrès ordinaire !

Le PJD a tenu une réunion de son secrétariat général avec un seul point à l’ordre du jour: présenter une motion au conseil national pour organiser un congrès extraordinaire avant fin mai. Le Parlement du parti devrait se réunir, pour sa part, avec un unique point à débattre : fixer la date de ce congrès. L’objectif de celui-ci sera la prorogation d’un an du mandat du secrétaire général sortant, ou mieux encore, le renouvellement de son mandat. C’est la première fois qu’un parti politique organise un congrès extraordinaire pour…reporter un congrès ordinaire ! Bien sûr, ce faisant, le PJD risque de perdre son droit aux subventions publiques et donc d’organiser son prochain congrès ordinaire à ses frais. Ce qui ne semble aucunement le préoccuper puisque son armée de parlementaires lui verse déjà des cotisations de l’ordre d’un million de DH par mois. Cela en plus des cotisations ordinaires de ses membres et les aides de l’Etat dans le cadre de la campagne électorale. L’argent n’est donc pas un souci, la cohésion interne si, elle l’est. Les bases et les dirigeants de second ordre s’opposent déjà, et ouvertement, à cette hérésie, contraire à la démocratie interne, et à toute tentative de personnification du parti et de sa direction. Ils affichent ainsi leur opposition à la tentative de modifier les statuts du parti pour assouvir l’ambition de son SG de rempiler à la tête du gouvernement. La direction du parti, elle, justifie ce congrès extraordinaire par l’impossibilité matérielle d’en tenir un ordinaire en pleine période électorale. Car, pour cela, il faudrait organiser des congrès locaux et régionaux et mobiliser toutes les capacités du parti pour ce faire. Ce qui affecterait sa campagne électorale.