Pas toi Jamal !

Dans la chronique de Jamal Berraoui, parue dans notre précédente édition, ce dernier a reproché à Naïm Kamal d’avoir participé à un débat sur la chaîne Al Hourra. M. Kamal a tenu a préciser ce qui suit :
Ainsi, mon ami, tu ne trouves de raison que l’attirance des sunlights à ma participation à l’émission «L’autre dimension» de Malika Malek sur la chaîne américaine Al Hourra, face à Mohamed Ziane, et consacrée, entre autres, aux élucubrations de Driss Basri. Tu es libre et autorisé de considérer le premier comme un «ministricule ridicule» et le second comme «un cadavre politique».
Mais toi, ventricule vital tout en sang, tu apparais comme un ventriloque. La tête ailleurs, probablement deux ou trois décennies en arrière, tu penses et parles avec tes tripes. Sans doute, Al Hourra est une chaîne de la CIA, je dirais plutôt, moi, du Département d’Etat, mais toutes les télévisions sont de quelque chose et, à cette aune et à cette échelle, je n’en connais pas beaucoup de fréquentables.
Mais ouvre les yeux. Outre que, adepte du fait que toutes les tribunes sont bonnes à prendre, je ne suis pas un adepte de la chaise vide, qu’est-ce que tu vois ? L’hyper puissance américaine, incontournable Rome des temps modernes.
Le reste, c’est un combat d’arrière-garde : les années soixante-dix et le campus. Les bons contre les méchants, les progressistes contre les réactionnaires, le socialisme contre le capitalisme, l’Est contre l’Ouest.
Pas plus que toi, je ne porte Tony Blair, pour ce qu’il est devenu, dans mon cœur. Mais à toute fin utile, je livre à ton appréciation, que je sais perspicace, une de ses réflexions : en s’alliant aux Américains, il ne fait pas de la Grande-Bretagne, dit-il, «le caniche de l’Amérique», mais fait «avancer ses intérêts dans le monde tel qu’il est en ce début de siècle.»
Dans l’attente de ta lucidité retrouvée pour que nous reconvergions dans un article commun, ton ami, toujours fidèle.