Parlement, un mois de perdu et rien ne pointe à l’horizon

La deuxième Chambre est également au chômage technique.

Un mois après les législatives, le Parlement est toujours à l’arrêt. La deuxième Chambre étant également au chômage technique. C’est déjà un mois de moins d’une session, celle d’automne, qui n’en compte que quatre. En plus du projet de Loi de finances qui va certainement accaparer l’essentiel de ce qui reste de cette session, plusieurs autres textes, et non des moindres, attendent leur tour. Les services du bureau de la première Chambre en ont déjà reçu trois, en plus du PLF 2017, dont un projet de loi organique, celui portant sur le droit de grève. Six autres textes, dont deux projets de lois organiques, attendent que les membres des commissions veuillent bien s’y intéresser. Cela, bien sûr, en plus d’une douzaine de projets de lois dont les députés sortants ont déjà entamé les débat. Un travail qui n’aura finalement servi à rien puisque l’examen de ces textes devra être repris depuis le début. Les nouveaux élus n’étant pas tenu de cautionner les positions de leurs prédécesseurs.

En même temps et dans la Chambre des conseillers, on se tourne les pouces. Les questions orales ont été suspendues et l’examen des textes de loi également, faute de présence de la partie gouvernementale dans les débats. Le gouvernement de gestion des affaires courantes n’étant pas habilité à prendre ou défendre des actions politiques. De ce fait, l’agenda des commissions permanentes est vide alors qu’elles devraient continuer à plancher sur 9 projets de lois sur un total de 17 textes qui ont été soumis à la Chambre. La situation risque de durer sachant que les négociations pour la formation du gouvernement n’en sont qu’au début de leur deuxième phase. Et tant qu’une majorité claire ne s’est pas encore dégagée, le président et les instances de la première Chambre ne peuvent être élus.