Parlement : L’Istiqlal et le PPS ont-ils la mémoire courte ?

La reprise de l’activité parlementaire avec la traditionnelle séance des questions orales, lundi 14 octobre, à la première Chambre, a été quelque peu mouvementée.

Il y a eu d’abord le chahut créé par un «point d’ordre» soulevé par le député du PAM, Abdellatif Ouahbi, à propos du nouveau statut du groupement parlementaire du PPS. Le député étant arrivé en retard n’a pas assisté à la lecture par le secrétaire de la Chambre d’un communiqué annonçant le positionnement du PPS dans l’opposition. Mais au delà de cet incident qui a, néanmoins, occasionné une brève suspension de la séance, le PPS, qui a fraîchement rejoint l’opposition, et l’Istiqlal ont repris un ancien débat constitutionnel. Les deux formations exigent, en effet, un nouveau programme gouvernemental présenté et défendu devant la Chambre par El Othmani. Les deux partis ont sans doute la mémoire courte, puisque cette même problématique a déjà été soulevée lors du départ de l’Istiqlal du gouvernement, en 2013, et son remplacement par le RNI. Saisi alors par les parlementaires sur initiative des députés du PAM qui ont pu réunir quelque 120 signatures, le Conseil constitutionnel avait tranché la question. Dans sa décision portant le numéro 931, le conseil, devenu depuis la Cour constitutionnelle, a affirmé que tant qu’il n’y a pas démission du gouvernement selon les termes de l’article 47 de la Constitution, il n’y a pas nécessité d’élaborer un nouveau programme gouvernemental.