PAM : un programme de relance économique

Il promet entre 5% et 6% de croissance annuelle et la création de 150 000 emplois par an.

Alors que certains partis n’en finissent pas d’aligner leurs candidats et en font tout un tapage, le PAM, lui, présente déjà son projet de programme. On parle, pour le moment, d’un projet de programme parce qu’il n’a pas encore intégré les suggestions et les propositions des citoyens dans le cadre d’une démarche inédite de concertation populaire. Pour le moment, l’ossature du programme, présenté lundi 5 septembre en trois langues (arabe, amazighe et français) avec une version en braille (encore une première), se focalise sur la relance de l’économie dont il fait sa priorité. Cela, notamment, par l’encouragement de l’entreprise privée, l’instauration d’un impôt progressif et régional, le remboursement intégral des arriérés de la TVA, entre autres mesures concrètes. Le PAM promet également un relèvement du niveau de l’investissement public, entre autres mesures à même de redynamiser l’économie nationale, et la numérisation de l’administration pour lutter contre le fléau de la corruption. Quelques autres mesures sont promises dont la révision de la réforme de la retraite, la correction et le recentrage de la réforme de la compensation ainsi que la révision de la Moudawana. Côté chiffres, l’ensemble du projet de programme s’articule autour de deux grands objectifs: une croissance minimale de 5%, possible de 5,5% et souhaitée de 6%, et la création de 150 000 postes d’emplois chaque année. Autre nouveauté, le PAM prévoit des mesures à mettre en place pendant les 100 premiers jours du gouvernement au cas où il en assumerait la direction. Il s’engage ainsi à répondre de l’action gouvernementale dans les trois mois suivant l’investiture du gouvernement, et ce, sur certains points. A savoir la gouvernance, numérique et autres, la situation de la femme, la jeunesse, les PME, l’emploi, la classe moyenne et le milieu rural et les couches défavorisées.