PAM et USFP, un nouveau départ…

Le PJD exclut toute future alliance avec le RNI «sauf en cas de force majeure».

L’USFP et le PAM viennent de tourner la page des élections de  septembre 2015. Les deux partis ont engagé, mardi dernier, une nouvelle phase dans leurs relations. Il s’agit désormais de coordonner leur action dans le cadre des débats des textes électoraux actuellement en cours. La coordination entre les deux formations de l’opposition s’étendra également à l’action parlementaire et leurs quatre groupes devraient accorder leurs positions, notamment en ce qui concerne l’examen et le vote des projets de lois organiques et autres textes devant les deux Chambres. Ce n’est pas tout, les deux partis se sont fermement engagés à lutter contre toute atteinte à l’identité marocaine, dans sa diversité, et au choix démocratique et moderniste. «Les membres respectifs des deux bureaux politiques ont également relevé l’ambiguïté intellectuelle et idéologique planifiée pour la propagation d’une culture rétrograde portant atteinte à l’identité marocaine et à l’option démocratique moderniste élaborée par la Constitution 2011», affirme un communiqué conjoint des deux partis. Le PAM a été jusque-là le seul parti à avoir réagi, et positivement, au mémorandum relatif à la réforme du code électoral, adressé par l’USFP au gouvernement et aux acteurs politiques.

Cette «coordination élargie» entre les deux formations intervient au moment où, au sein du PJD, l’on écarte désormais toute future alliance avec le RNI, «sauf en cas de force majeure». Les islamistes restent néanmoins attachés à leur alliance avec le PPS et le MP et souhaitent l’élargir à l’Istiqlal. Ce dernier hésite entre le PJD, avec lequel il partage le référentiel idéologique, et le PAM avec lequel il partage les valeurs de l’ouverture et de la modernité. Cela alors que l’USFP vient d’enterrer, par la voix de son premier secrétaire, définitivement l’idée d’une «Koutla historique» qui regrouperait la gauche, l’Istiqlal et les islamistes.