Les dates qui ont marqué l’année

6 janvier : la CSJ passe à la trappe
Adoption en Conseil de gouvernement du projet de loi portant suppression de la Cour spéciale de justice, dont les attributions seront dévolues aux Cours d’appel.

7 janvier : la CSJ passe à la trappe
SM le Roi Mohammed VI gracie, à l’occasion de l’installation de l’Instance équité et réconciliation, trente-trois personnes condamnées dans diverses affaires, dont les assassins de feu Omar Benjelloun, figure emblématique de l’opposition marocaine, sept journalistes, ainsi que des détenus qui purgeaient de longues peines d’emprisonnement pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat.

30 janvier : la Minurso rempile pour trois mois
Le Conseil de sécurité adopte, à l’unanimité, la résolution 1523 par laquelle il décide de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara (MINURSO) de trois mois, soit jusqu’au 30 avril 2004.
z 5 février : grand jour pour les femmes, le nouveau Code de la famille entre en vigueur
Le nouveau Code de la famille est publié au Bulletin officiel ce jour-là et entre immédiatement en vigueur. Il avait été adopté par la Chambre des représentants le 16 janvier, puis par celle des conseillers le 23 du même mois.

14 février : la première «tilaoua» en amazigh
Parution du manuel d’enseignement de l’amazighe pour la première année, réalisé par l’IRCAM et le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse.

24 février : 100 prisonniers reviennent de Tindouf
Le Maroc accueille avec soulagement le retour dans leur patrie, suite à une intervention de l’Etat du Qatar, de 100 prisonniers en provenance de Tindouf, en Algérie, où ils étaient détenus depuis plus de 20 ans et ce en violation flagrante des règles du droit international humanitaire.

24 avril : Maroc-Espagne, les amours reprennent
Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, effectue une visite officielle au Maroc, au cours de laquelle il a été reçu par le Roi Mohammed VI.

29 avril : la Minurso re-rempile, pour six mois
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1541, par laquelle il décide de proroger de six mois le mandat de la Mission de l’ONU au Sahara (MINURSO) et ce jusqu’au 31 octobre 2004.

30 avril : les oulémas new-look arrivent
Nomination par le Roi des membres du Conseil supérieur et des présidents des conseils locaux des oulémas.

3 juin : le Maroc devient un allié majeur des Etats-Unis
Le Maroc est désigné par le Président George Bush au nombre des alliés majeurs des Etats-Unis en dehors des pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La mesure présidentielle a été prise conformément aux dispositions de la législation sur l’aide financière et la vente d’équipements militaires américains aux pays étrangers, précise la Maison Blanche.

6 juin : et le RGD fut
Cinq formations politiques s’allient au sein du Rassemblement de la gauche démocratique (RGD). Constitué du Congrès national ittihadi, de la Gauche socialiste unifiée et du Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste ainsi que des mouvements d’Annahj addimokrati et de Fidélité à la démocratie.

8 juin : Jettou II est arrivé
Le Roi Mohammed VI nomme de nouveaux membres du gouvernement. M’hamed El Khalifa, Khalid Alioua, Najib Zerouali et Taïeb Ghafès sont, entre autres, les victimes du nettoyage de printemps. Mohamed Boussaïd et Salaheddine Mezouar, repeints aux couleurs du RNI, entrent au gouvernement. Au sein du parti d’Ahmed Osman, la contestation est virulente mais comme toujours…les choses se tassent.

15 juin : bye-bye Baker, et sans rancune !
Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, annonce officiellement la démission de James Baker de son poste d’envoyé personnel pour le Sahara.

4 juillet : l’alphabet tifinagh consacré
L’alphabet tifinagh, élaboré par l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), est officiellement reconnu comme faisant partie du Plan multilingue de base par l’Organisation internationale de normalisation (ISO).

22 juillet : nouveaux walis et gouverneurs
Le Roi procède, au Palais royal de Rabat, à la nomination de plusieurs walis et gouverneurs de préfectures et provinces du Royaume.

30 juillet : plus de visa pour les Algériens
Le Maroc annule la procédure de visa à l’entrée sur le territoire marocain, en vigueur depuis 1994, pour les ressortissants algériens.

13 août : Hicham Mandari n’est plus
Hicham Mandari, poursuivi dans plusieurs affaires d’escroquerie en France, est retrouvé mort près de Malaga, dans le sud de l’Espagne.

15 septembre : les Zoulous nous font des misères
Le Maroc décide de rappeler en consultation son ambassadeur à Prétoria aux fins d’évaluation de la décision «partiale, surprenante et inopportune» de l’Afrique du Sud de reconnaître la «RASD».

28 octobre : la Minurso rempile, jusqu’en avril 2005
Le Conseil de sécurité des Nations Unies décide à l’unanimité de ses membres de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril 2005, au terme d’une nouvelle résolution (1570) adoptée à New York et dans laquelle le conseil demande «à nouveau aux parties et aux Etats de la région de continuer à coopérer pleinement avec l’Organisation des Nations Unies pour mettre fin à l’impasse actuelle et progresser vers une solution politique».

25 novembre : les élus adoptent la loi sur l’audiovisuel
La Chambre des représentants adopte, à l’unanimité et en deuxième lecture, le projet de loi sur l’audiovisuel. Lors d’une séance plénière présidée par Abdelouahed Radi, la Chambre avait auparavant approuvé quatre amendements au projet, introduits par la Chambre des conseillers. Le projet avait été adopté par la Chambre des conseillers le 26 octobre.

10 décembre : l’Algérie, vainqueur malheureux
Le projet de résolution présenté par l’Algérie à l’Assemblée générale de l’ONU, concernant le Sahara marocain, n’a recueilli, à New York, que 49 voix pour, alors que 101 Etats membres se sont abstenus. Le Maroc avait appelé à l’abstention au vote d’un texte «qui ignore le représentant spécial du secrétaire général, Alvaro De Soto» et ne favorise pas une solution politique au dossier du Sahara marocain.

11 décembre : le Forum de l’avenir, en deçà des espérances
Tenue à Rabat de la première édition du Forum pour l’avenir, en présence des ministres des Affaires étrangères et des Finances d’une vingtaine de pays du G8 (Etats-Unis, France, Royaume Uni, Allemagne, Italie, Japon, Canada et Russie), de la région du Moyen Orient élargi et de l’Afrique du Nord, ainsi que des représentants d’institutions financières et d’organisations internationales.
Co-présidé par le Maroc en sa qualité de pays hôte et les Etats-Unis, président en exercice du G8, ce forum s’est proposé d’échanger des vues sur les voies et moyens à même de soutenir l’engagement pour la consolidation des acquis et la poursuite des réformes en cours et en projet.