Le PJD cherche cadres et compétences

Le parti compte se présenter dans 64 provinces et préfectures sur un total de 75.

Le PJD vient de lancer sa campagne de recrutement. La première étape, c’est-à-dire la formation des commissions de candidature, seules habilitées à proposer des candidats, démarre ce 10 juillet. Une première remarque : cette étape ne concerne que 64 provinces et préfectures sur un total de 75. Donc, théoriquement, il n’y aura pas de candidats dans les 11 autres provinces et préfectures. Ce qui dénote soit d’un manque de compétences chez le parti ou d’une volonté, déjà exprimée à demi-mot, de réduire ses ambitions électorales. L’autre fait marquant de cette opération, c’est la simplification  à outrance de la procédure qui garde la même forme, mais qui a connu un grand changement de fond. La direction du parti a, en effet, donné ses instructions aux instances locales pour s’ouvrir sur les élites et les compétences de leurs régions qui ne sont pas forcément des militants du PJD ou membres du MUR. Le but étant d’alimenter le groupe parlementaire en cadres et compétences diversifiées et, pourquoi pas, le cas échéant de profils ministrables. Pour cela, le secrétariat général veille au grain, puisque ces commissions de sélection des candidats sont toutes présidées par un membre du secrétariat général ou un cadre désigné par celle-ci. Autre nouveauté, le droit de regard du secrétaire général du parti qui concerne non plus 10% des candidatures, comme par le passé, mais la totalité des candidatures. Pour éviter des surprises, le chef du parti peut imposer n’importe quel candidat de son choix dans la circonscription qu’il voudra. Et la décision finale en matière d’accréditations, l’ultime étape de ce simulacre de processus démocratique interne, revient au secrétariat général et est irrévocable.