La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima est dans l’impasse

La majorité qui soutenait le président démissionnaire a volé en éclats.

Le président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima aurait présenté sa démission samedi 28 septembre. Cette démission n’a pas encore été confirmée par aucune source officielle. C’est un peu normal, puisque, selon la loi, même déposée, la démission ne peut être effective qu’après expiration d’un délai de rétractation de 15 jours. C’est à ce moment-là, et dans le cas où l’intéressé maintient sa décision, que l’autorité de tutelle, la wilaya dans ce cas, annonce la vacance du poste. Un calendrier électoral est ensuite annoncé officiellement, avec un délai pour le dépôt des candidatures et une date pour les élections. En attendant, le Conseil régional vogue dans le flou. En effet, d’un côté, on annonce le report de la session ordinaire du mois d’octobre, qui devait avoir lieu ce lundi 7 octobre, sous prétexte que l’ordre du jour n’a pas été approuvé par la wilaya parce que déposé hors délai.

De l’autre, les membres du conseil ont déjà reçu, dans les délais réglementaires soit dix jours avant sa tenue, leur convocation pour cette session. On a pu également apprendre que la commission de suivi de l’action de l’Agence d’exécution des projets ne s’est pas réunie préalablement à cette session.

Les membres du conseil, principalement les élus du PAM, du RNI, de l’USFP et de l’Istiqlal, avaient, en effet, décidé de boycotter toutes les réunions. La majorité qui soutenait Ilyas El Omari formée de son propre parti, le PAM, et du RNI, de l’Istiqlal, de l’USFP, de l’UC et du MP, a pour ainsi dire volé en éclats. Maintenant, au cas où la démission du président serait confirmée, la situation deviendra quelque peu compliquée.

Le Conseil de la région est dominé, à des proportions proches, par deux formations politiques, le PAM avec 18 sièges et le PJD avec 16 sièges sur un total de 63. Le RNI et l’Istiqlal détiennent respectivement 8 et 7 sièges. Du coup, la présidence du conseil ne devrait pas sortir du cadre de ces quatre formations, le PJD étant, bien sûr, le moins favori.