Istiqlal : Après 70 ans, l’essoufflement d’un mode de gouvernance

L’Istiqlal est toujours resté un parti de familles sous l’image d’une grande famille.

Créé en 1936 sous le nom de Parti de l’Action nationale, le Parti de l’Istiqlal change de nom en 1943, mais presque pas d’organisation. Il est toujours resté un parti de familles sous l’image d’une grande famille. C’est sans doute pour cela que, depuis sa création, il n’a connu qu’une véritable scission, en 1959 avec le départ de l’aile gauchiste du parti et la création de l’UNFP. D’où cette propension à forcer, à tout prix, le consensus dans les nominations aux postes de haute responsabilité.

Mais cette conception semble désormais dépassée. Les jeunes militants ne jurent plus que par la démocratie interne. C’est sans doute pour cela que l’Istiqlal a tenté au fil des dernières années de revoir son organisation. Il n’est plus tout à fait cette sorte de «zaouia» qu’il était par le passé, il n’est pas non plus une structure complètement ouverte, démocratique et transparente. Néanmoins, les règles ont changé. Ainsi, depuis 1998, l’ensemble des fonctions de responsabilités, au niveau de la section, de la province, de la région ou encore au niveau national, sont pourvues sur la base du vote secret des militants. Le Conseil national, qui constitue le parlement du parti, s’est vu depuis le XIIIe congrès, en 1998, renforcer ses pouvoirs de contrôle.

Non seulement il contrôle régulièrement les instances dirigeantes, mais il élit les membres du comité exécutif, du comité central, de la commission nationale d’arbitrage et de discipline, de la commission des comptes du parti et enfin le secrétaire général du parti.

L’Istiqlal prône comme identité idéologique «l’égalitarisme économique et social».

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