INDH : La notion de développement durable consacrée

Grande Décision Royale en Mai 2005.

Un peu plus de 5 ans après le lancement par le Souverain de l’Initiative nationale pour le développement humain, à l’occasion d’un passage au Maroc, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, déclarait, le 17 octobre 2010, que grâce à l’INDH, le Maroc «peut servir de bon exemple» en matière de réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, (OMD). Et ce, eu égard au «progrès accompli en termes de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens et la réduction de la mortalité infantile et maternelle».

Le 4 juin 2011, le Roi Mohammed VI lançait la deuxième phase de l’initiative avec 17 milliards de DH comme fonds à injecter dans la micro-économie locale. Les objectifs de cette deuxième phase permettront l’extension du champ d’action de l’INDH à 701 communes rurales contre 403 communes au titre de la première phase. Nul conteste que l’INDH a permis d’accélérer les transformations sociales au niveau des territoires cibles, de garantir les conditions d’une vie digne aux populations et de renforcer leur confiance dans l’avenir. Et pour preuve, le bilan des cinq premières années de cette expérience marocaine faite par les Marocains pour les Marocains parle de lui-même. La première phase a permis, en effet, la concrétisation de plus de 22 000 projets et actions de développement, dont 3 700 activités génératrices de revenus au profit de plus de 5,2 millions de bénéficiaires. Le montant d’investissement global s’élève à 14,1 milliards de DH avec une contribution de l’INDH à hauteur de 8,4 milliards de DH. Cette première phase de l’INDH a également contribué à la promotion des droits des personnes en situation de précarité en termes de construction, de mise à niveau et d’équipement de centres d’accueil et de protection sociale (1 755 projets), à l’intégration dans le circuit économique de la population pauvre avec plus de 3 700 projets portés par des associations et coopératives et générant plus de 40 000 emplois, ainsi qu’à la redynamisation du tissu associatif matérialisée par la création de plus de 3 800 associations. Certes, la première phase aura connu quelques ratés, notamment en matière de coordination entre actions prévues dans le cadre de l’INDH et les politiques publiques, mais ces dysfonctionnements ont été identifiés en vue d’éviter leur occurrence dans la deuxième phase.