Hassad et Ramid reçoivent les partis, le RNI boycotte

L’opposition s’est montrée solidaire avec le RNI. Les ministres de l’intérieur et de la justice ont reçu de nouveau, mardi 8 mars, les partis politiques dans le cadre des préparatifs des élections du 7 octobre.

Cette fois, toutes les formations (33 partis au total) ont été conviées à débattre de points cruciaux comme les listes électorales, le vote des MRE ou encore les listes nationales des femmes et des jeunes ainsi que le seuil électoral. Les autres points soulevés par certains partis, notamment l’USFP, n’ont pas été traités. C’est le cas entre autres du découpage électoral en relation avec la taille des circonscription le jour du vote, une journée de silence avant le vote, l’interdiction du cumul des missions de parlementaire et de président de commune ainsi que l’utilisation de la religion, des mosquées et des manifestations à caractère caritatif à des fins électorales. Cette rencontre a été marquée par l’absence des chefs des partis de l’opposition qui se sont faits représenter par des membres de leurs instances décisionnelles. Sans doute en signe de solidarité, expliquent certaines sources, avec le RNI. Ce parti a en effet décidé de boycotter ces négociations et pour une durée non limitée. Le RNI réagit ainsi à la récente condamnation par la justice de certains de ses dirigeants pour infraction au code électoral. Il considère une telle décision qui intervient au moment où ses rapports avec le PJD sont au plus bas comme un acte discrétionnaire. Il faut dire que sur la liste des 26 personnes soupçonnées des fraudes électorales qui ont été citées au lendemain des élections de la deuxième Chambre (le 2 octobre), seuls les deux responsables du PJD ont été acquittés. L’enquête, rappelons-le, a concerné des membres de plusieurs partis, dont le PJD, mais c’est l’Istiqlal qui est le plus touché.