Gouvernement : les «dégâts collatéraux»

Des hauts responsables se sont retrouvés sans prérogatives et des fonctionnaires sans occupation.

Moins d’une semaine après sa nomination, les effets du nouveau gouvernement ont commencé déjà à se faire sentir. Ceux qui les ont subis de plein fouet sont des dizaines, pour ne pas dire des centaines, de fonctionnaires, hauts responsables, directeurs centraux et secrétaires généraux des départements supprimés. C’est ainsi que dans la Communication, les Affaires générales du gouvernement et la gouvernance ou encore le département chargé du développement durable, des directeurs centraux se sont retrouvés sans prérogatives et donc sans travail tout court.

En l’absence de parapluie ministériel, ils attendent leur réaffectation. Cela va prendre du temps, puisque le changement va se faire à travers des décrets. Les autres fonctionnaires sont déboussolés. Ceux de l’ex-ministère de la communication ont déjà observé un sit-in dans les locaux de ce département. Quant aux membres du cabinet des ministres et secrétaires généraux partis, ils sont tout simplement mis au chômage, pour la plupart en tout cas. Dans le cas du département de la communication, dont les prérogatives ont été dispatchées entre les ministères des affaires étrangères, de l’intérieur et le conseil national de la presse, en plus du sort des fonctionnaires, la situation de ses directions régionales et des deux instituts dont il assure la tutelle est également préoccupante. L’ISIC, qui forme les journalistes, et l’ISMAC, qui forme aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel, sont pour le moment sans autorité de tutelle. Cela d’autant que cela coïncide avec la fin de l’exercice budgétaire. On se demandera également ce que devient la campagne lancée en grande pompe, l’été dernier, par l’ancien ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile autour de la démocratie participative, après la disparition de la «société civile» dans l’organigramme du gouvernement.