Fête du Trône : Le Maroc, promoteur de l’islam de la tolérance et du juste milieu

Le modèle marocain de la gestion du champ religieux n’est plus à présenter. Son approche novatrice et multidimensionnelle est mondialement appréciée. Plusieurs pays d’Europe et d’Afrique subsaharienne, et même des pays arabes, demandent à profiter de l’expérience et de l’expertise du Maroc en la matière.

Le Maroc n’a jamais cessé de promouvoir le vrai islam, tolérant, modéré et du juste milieu. Cet engagement est l’un des piliers fondamentaux, avec le volet sécuritaire et la promotion sociale et la lutte contre la précarité, de la stratégie de lutte contre le terrorisme et les pensées extrémistes initiée sous le règne de SM Mohammed VI. Le Souverain, dépositaire de la charge suprême d’Amir Al Mouminine, n’a eu de cesse de multiplier les initiatives et les actions en vue de favoriser l’émergence d’une société plurielle, fondée sur deux convictions, à savoir la consécration de la place de la religion dans la vie, et la promotion d’une éducation spirituelle récusant toutes les formes de haine dans la religion.

Les réalisations dans ce domaine sont innombrables. Et cette stratégie est adoubée au delà même des frontières du pays. Le Maroc, de par son approche novatrice et multidimensionnelle, a ainsi pu s’ériger en modèle en matière de gestion du champ religieux. Plusieurs pays d’Europe et d’Afrique subsaharienne, et même des pays arabes, ont demandé à profiter de l’expérience et de l’expertise acquise par le Royaume dans ce domaine, demandes auxquelles le Royaume a répondu favorablement. Ce rayonnement du Maroc s’est conforté récemment par la création de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, une initiative qui consacre la spécificité des liens géographiques, des attaches de l’histoire et des sensibilités spirituelles qui continuent à lier, à travers l’histoire, le Maroc et nombre de pays africains. Cette fondation, dont les membres du Conseil supérieur ont été installés le 14 juin dernier à Fès, lors d’une cérémonie présidée par SM le Roi, est une entité devant permettre aux oulémas africains d’asseoir une coopération vouée au service de la religion, au développement de leurs sociétés et à la lutte contre l’extrémisme.

Sur le plan interne, les récentes directives royales données à ses ministres de l’éducation nationale et des habous et des affaires islamiques pour réformer l’enseignement religieux viennent compléter un long processus de mutation du champ religieux dont la réforme a été engagée en 2004. Ce fut lors d’un mémorable conseil des ministres, tenu le 2 février dans la ville de Laâyoune. Le Souverain avait insisté sur la nécessité de la révision des programmes et manuels d’enseignement en matière d’éducation religieuse, aussi bien dans l’école publique que dans l’enseignement privé ou les établissements de l’enseignement originel, et ce, dans le sens d’accorder une grande importance à l’éducation aux valeurs de l’islam tolérant, dans le cadre du rite sunnite malékite, qui prône le juste-milieu, la modération, la tolérance et la cohabitation avec les différentes cultures et civilisations humaines. S.M. le Roi a également souligné que ces programmes et manuels d’enseignement doivent être fondés sur les valeurs authentiques du peuple marocain et ses traditions millénaires basées sur l’attachement aux fondamentaux de l’identité nationale unifiée, riche de la diversité de ses composantes, ainsi que sur l’interaction positive et l’ouverture sur la société du savoir et les dernières nouveautés.

Les mosquées, plus qu’un simple lieu de culte

Il faut dire que cette réforme ne saurait porter pleinement ses fruits sans la mise en place d’un cadre efficient et le développement d’un enseignement religieux qui tend à préserver le référentiel religieux du Royaume, fondé sur «Imarat Al Mouminine», la doctrine «achaârite», le rite malékite et le soufisme procédant de la pratique de «l’Imam Al Jounaïd». C’est dans ce cadre que s’inscrit le lancement du plan de soutien à l’encadrement religieux au niveau local, la création de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales des préposés religieux, et de l’Institut Mohammed VI de la formation des imams, «morchidines» et «morchidates», ainsi que les mesures contenues dans le dahir portant organisation du Conseil supérieur des oulémas et des Conseils locaux des oulémas, et celles inscrites dans le cadre de la Charte des oulémas. C’est également dans ce cadre qu’entre le Dahir relatif à l’organisation des tâches des préposés religieux et à la définition de leur situation, promulgué en 2014, et qui constitue un tournant dans le processus de régulation de la chose religieuse au Maroc. Parmi les autres actions entreprises par le Souverain dans ce cadre, il y a lieu de citer la valorisation du Saint Coran à travers la création de l’Institut Mohammed VI des lectures et études coraniques, de la Fondation Mohammed VI pour l’édition du Coran, et du Prix national Mohammed VI de mémorisation, de déclamation et de psalmodie du Saint Coran. Le Souverain a également veillé à doter l’ensemble des régions du Royaume de mosquées remplissant pleinement leurs missions en matière de prière, d’orientation, de guidance et d’alphabétisation. Des centaines de mosquées ont ainsi été construites, de même qu’un programme national de réhabilitation des mosquées et salles de prières menaçant ruine a été mis en place. Ces mosquées, au-delà de leur première fonction de lieux de culte, servent également, et c’est tout le génie de cette réforme multidimensionnelle et multisectorielle, de lieux d’apprentissage et de lutte contre l’analphabétisme. Depuis l’annonce par SM le Roi, le 20 Août 2000, dans son discours à l’occasion du 47e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, du programme de lutte contre l’analphabétisme dans les mosquées, cet espace religieux ne cesse d’apporter une contribution de taille à la lutte contre ce fléau. Les chiffres sont, d’ailleurs, révélateurs des efforts déployés dans ce secteur.

Le Maroc joue désormais ce rôle pionnier dans la lutte contre le terrorisme. Sa vision intègre la dimension sociale et le volet développement, outre les composantes éducative et religieuse, avec le rôle majeur qui leur revient dans la diffusion de la culture de la tolérance et de la modération. Le Maroc a adopté une démarche globale, proactive et multidimensionnelle sur le plan politique, institutionnel, économique, social, culturel, éducatif, religieux et médiatique, visant la lutte à la fois contre l’extrémisme, la pauvreté, l’exclusion, la précarité et l’analphabétisme. Et cela par le développement humain et le renforcement de l’Etat de droit. Les résultats concrets de sa politique anticipative dans la lutte contre le terrorisme à travers le démantèlement de plusieurs filières de recrutement de jihadistes ou de cellules qui préparaient des actes terroristes font désormais du Maroc un partenaire sérieux et incontournable pour l’ensemble des pays de la région et du monde. Pour preuve, le Maroc, seul pays de la région à avoir initié une vraie politique migratoire, entretient une coopération étroite et des plus exemplaires avec l’ensemble des partenaires et a permis de déjouer plusieurs projets d’attentats dans différents pays notamment européens. Ces derniers n’hésitent plus à faire appel à ses compétences et son savoir-faire en la matière pour déjouer les projets terroristes sur leur propre sol.