FETE DU TRONE 2017 : Un effort inlassable de lutte contre l’exclusion et la précarité

Depuis des années, le Maroc mène une politique sociale volontariste et cohérente. Une politique ayant pour piliers l’INDH, la Fondation Mohammed V pour la solidarité et le RAMED. L’objectif est de prémunir les citoyens les plus vulnérables contre la précarité et l’exclusion sociale.

Aujourd’hui, il est difficile d’évoquer l’action sociale au Maroc sans parler de l’INDH ou encore du laborieux travail de la Fondation Mohammed V et du Régime d’assistance médicale (RAMED). Ce sont des repères incontournables dans la politique du développement humain au Maroc. Il est quasiment impossible de trouver un chantier social d’envergure qui ne soit pas associé à la Fondation Mohammed V ou à l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). L’action sociale a, pour ainsi dire, constitué le fer de lance du projet de règne du Souverain dont l’objectif principal demeure la réalisation d’un développement global, intégré et durable répondant aux exigences de la mise à niveau de l’économie nationale, de l’amélioration des conditions matérielles et morales des citoyens. C’est bien d’une politique sociale volontariste et cohérente qu’il s’agit. C’est un projet qui s’est traduit à travers les différents programmes initiés par le Souverain et destinés à participer à la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale. Il s’agit notamment de l’Initiative nationale pour le développement humain, le Régime d’assistance médicale pour les économiquement démunis, les programmes d’habitat social et ceux initiés par la Fondation Mohammed V pour la solidarité. S’y ajoutent également les différentes actions entreprises par SM le Roi lors de ses multiples et incessantes visites sur le terrain.

Concrètement, l’INDH s’assigne pour objectif, depuis son lancement le 18 mai 2005 par SM le Roi, l’élargissement de l’accès aux services sociaux de base, la promotion des activités génératrices d’emplois et de revenus et l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation vulnérable ou ayant des besoins spécifiques. L’INDH, qui cible principalement les personnes en grande vulnérabilité, ou à besoins spécifiques, pour les sortir de la précarité, préserver leur dignité et leur éviter de sombrer dans la déviance, l’isolement et le dénuement extrême, a bénéficié, durant la période 2005-2016, à plus de 10 millions de personnes. Parmi les bénéficiaires des projets de cette initiative, 50% vivent en milieu rural. Ainsi, selon les derniers chiffres communiqués par l’initiative, avec une enveloppe totale de 39,5 milliards de DH, l’INDH a permis la réalisation de 44000 projets, dont 8 800 activités génératrices de revenus. Ce qui en fait un exemple de réussite et un modèle de développement social pris en exemple par la Banque mondial. Ce n’est donc pas pour rien que l’INDH a séduit bon nombre de pays africains de par sa praticité et son ingéniosité. Elle conforte, en effet, selon les experts, «le projet sociétal marocain, un modèle bâti sur les principes de démocratie politique, d’efficacité économique, de cohésion sociale et de travail, mais aussi sur la possibilité donnée à tout un chacun de s’épanouir en déployant pleinement ses potentialités et ses aptitudes». Cette initiative a favorisé notamment la mise à niveau des capacités et de la qualité des centres d’accueil existants, la création de nouveaux centres spécialisés, à même d’accueillir et de venir en aide aux personnes en situation de grande précarité, tels les handicapés, les enfants abandonnés, les femmes démunies, sans soutien et sans abri, les sans-domicile fixe, les personnes âgées et les orphelins livrés à eux-mêmes. Elle a également permis aux personnes en situation précaire d’accéder à des services et prestations de qualité, de bénéficier de l’appui aux projets d’activités génératrices de revenus (AGR), outre la promotion des conditions de vie des populations des zones montagneuses ou enclavées, la réduction des disparités en matière d’accès aux infrastructures de base, d’équipements et de services de proximité (soutien à la scolarité, pistes rurales, santé, éducation, électrification, eau potable) et l’inclusion des populations de ces zones dans la dynamique enclenchée par l’INDH.

Destinée à assurer à tout un chacun de jouir pleinement de ses droits constitutionnels, notamment ceux prévus par l’article 31 de la Constitution, cette initiative royale s’est trouvée confortée par le lancement du RAMED au profit des personnes démunies non éligibles au régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Ce régime, rappelons-le, qui repose sur les principes de l’assistance sociale et de la solidarité nationale, comptait à fin 2016 plus de 10,4 millions de bénéficiaires, avec 6 millions de personnes ayant des cartes valides.

En outre, le développement humain global et intégré tant voulu par le Souverain ne saurait être effectif sans le respect du droit de tout un chacun à un logement décent. C’est dans le cadre de cette vision que s’inscrivent les différents projets de logement social lancés par le Souverain, depuis son accession au Trône, au niveau des différentes villes du Royaume. A ces différents chantiers s’ajoutent les programmes initiés par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, notamment en ce qui concerne le volet humanitaire, l’assistance des populations en situation précaire, le développement durable, et le soutien aux associations partageant les mêmes objectifs et valeurs avec la fondation. Depuis sa création et jusqu’à fin 2016, les engagements financiers de la Fondation Mohammed V pour la solidarité se sont élevés à 5,453 milliards de DH. De même, la fondation a pu au fil des ans élargir la base des bénéficiaires de ses activités qui a atteint 6,3 millions de personnes en 2016.