FETE DU TRONE 2017 : Le secteur privé, acteur incontournable pour relever le défi de la durabilité

La démarche RSE de Lydec, profondément intégrée à la stratégie de l’entreprise, peut servir d’exemple au secteur privé. Depuis 2016, le prestataire de services s’est engagé dans une nouvelle feuille de route, en passant des engagements à l’application concrète du plan d’action changement climatique.

Depuis le début de ses activités de distribution d’eau et d’électricité et d’assainissement liquide dans le Grand Casablanca, en 1997, Lydec est engagée dans de nombreuses actions en faveur de la protection de l’environnement, de la solidarité et de la promotion du développement durable. De par la nature de ses métiers, elle inscrit naturellement ses actions dans une démarche de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). Son enjeu, bien entendu, est de renforcer son ancrage territorial, à travers un engagement plus actif dans les actions liées à la RSE, et ce, en cohérence avec son projet d’entreprise «Synergies 2020».

Ainsi, trois domaines d’intervention ont constitué la pierre angulaire de sa démarche RSE. Il s’agit de l’environnement au sens large, la solidarité de proximité et l’engagement sociétal des collaborateurs.

Depuis 2016, l’entreprise s’est également engagée dans une nouvelle feuille de route, en passant des engagements à l’application concrète du plan d’action changement climatique.

La première action a été bien évidemment la réalisation de son premier Bilan Carbone® sur l’ensemble des sources d’émission de ses activités. Au total, le volume d’émissions de GES de Lydec pour l’année 2015 est de 345000 tonnes équivalent CO2 (Teq CO2), avec une forte prédominance des émissions issues de l’activité distribution d’électricité.

Mobilisation de plusieurs associations civiles

Lydec a pris également une part active dans les initiatives institutionnelles sur le changement climatique. Partenaire de la CGEM dans le cadre de sa task force COP22 et de l’initiative «Entreprises Climat Maroc» visant la comptabilisation des émissions de GES des entreprises, Lydec est par ailleurs membre fondateur de la Coalition pour l’eau du Maroc. A ce titre, l’entreprise a participé au Business Dialogue sur l’eau et le changement climatique en juillet 2016, organisé en parallèle avec la MedCOP 22, ainsi qu’au side event organisé durant la COP 22 sur le Pavillon Maroc intitulé «Ensemble pour le nexus eau et climat : un objectif partagé».

Afin de contribuer concrètement à la feuille de route nationale sur le changement climatique, Lydec s’est par ailleurs fixé 3 engagements métiers répondant aux enjeux d’atténuation et d’adaptation au changement climatique sur son territoire d’ancrage, annoncés le 1er juin 2016, à savoir réduire de 20% les émissions de GES sur l’ensemble de son périmètre d’activité d’ici 2020 (hors pertes électriques), atteindre une part de 10% d’énergie consommée à usage interne issue de sources renouvelables d’ici 2020 ainsi qu’économiser l’équivalent de la consommation en eau d’une ville de 1,2 million d’habitants d’ici 2020 (par rapport à 1997).

Ces trois engagements reposent sur 3 principes structurants, visant à développer l’approche partenariale, notamment publique-privée, dans le domaine du changement climatique : sensibiliser et mobiliser les parties prenantes sur les enjeux du changement climatique, intégrer la vision des parties prenantes au plan d’action, avec l’appui du comité d’experts changement climatique de Lydec ; et enfin co-construire des solutions innovantes pour le climat, en partenariat avec la société civile.

Sur ce dernier point, depuis le lancement de la Fondation Lydec en 2015, pas moins d’une quinzaine de partenariats ont été concrétisés avec des associations de référence dont l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre, le réseau Casa Environnement et l’association Espod (Espace Point Départ) pour la promotion de l’entreprise féminine.

Une gouvernance RSE déployée à tous les niveaux de l’entreprise

Chaque domaine d’intervention de la fondation se traduit par un programme décliné en projets. Le programme «Environnement», par exemple, vise aussi bien la sensibilisation à la protection de l’environnement que l’éducation au développement durable et la réhabilitation d’équipements urbains publics du Grand Casablanca. Le deuxième programme d’intervention concerne l’insertion économique et sociale, notamment des jeunes et des femmes, et vise à faciliter l’accès à l’éducation, du préscolaire jusqu’aux études supérieures.

De même que l’engagement sociétal des collaborateurs constitue un axe important de la stratégie de Lydec dans la mesure où il est question de mobiliser, de façon structurée et pérenne, les compétences et l’expertise de l’entreprise au profit de projets associatifs.

Le pilotage de la démarche RSE se fait au travers d’instances dédiées, positionnées à tous les niveaux de décision de l’entreprise et assurant la transversalité de la démarche au sein de ses différentes directions. En décembre 2015, Lydec s’est notamment dotée d’un réseau de plus de 20 référents développement durable représentant les différentes entités opérationnelles et assurant ainsi le déploiement et l’appropriation de sa démarche RSE. Une quarantaine d’indicateurs de la performance durable de l’entreprise font également l’objet d’un suivi pluriannuel par le département Développement Durable ainsi que par les organes de gouvernance.

L’engagement sociétal et environnemental a été évidemment bien apprécié par les spécialistes de la RSE.

En juillet 2016, Lydec a intégré le palmarès Emerging Market 70 de l’agence de notation extra-financière, Vigeo Eiris, aux côtés de 6 autres entreprises marocaines. La sélection des entreprises lauréates a fait l’objet d’une évaluation qui a concerné 842 émetteurs côtés, issus de 31 pays émergents et opérant dans 37 secteurs d’activité.

De même que le délégataire de services publics a obtenu le label CGEM pour la Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), en février 2016. L’entreprise a fait l’objet d’une évaluation managériale menée par l’agence de notation extra-financière Vigeo. Réalisée entre juillet et octobre 2015, cette évaluation a nécessité plus de 70 entretiens établis avec des parties prenantes internes (collaborateurs, partenaires sociaux), mais aussi externes à l’entreprise (actionnaires, autorité délégante…).