Démocratie : un processus de réformes résolument marocain

La dynamique des réformes politiques a valu au Maroc la confiance de la communauté internationale. La modernité, le pluralisme et l’ouverture démocratique, des choix irréversibles. Droits de l’Homme : une nouvelle génération de réformes en cours.

La démocratie, l’ouverture, la modernité, le respect des droits de l’Homme et de la dignité humaine. Des valeurs dont le Maroc s’est pleinement imprégné au cours de ces dernières années. C’est un processus en construction qui dure depuis la fin des années 90 et n’a été dicté par aucune contrainte conjoncturelle. De la réconciliation avec le passé à la reconnaissance onusienne des mécanismes nationaux des droits humains, le Maroc a eu le courage, l’ambition et la volonté d’aller au bout de son pari. Un pari qui consiste en la préservation des libertés et de la dignité humaine sur tout son territoire.

 Ce capital de confiance et de crédibilité a été notamment témoigné au Royaume et à ses institutions par le plus haut organe de l’ONU en avril dernier, au moment du vote d’une nouvelle résolution sur le Sahara marocain.

En seize ans de règne de SM le Roi, la dynamique des réformes politiques et institutionnelles a valu à notre pays la confiance de la communauté internationale. Le plus frappant c’est le constat d’ouverture et de stabilité qui n’échappe point à l’œil alerte des experts à propos de la situation dans les provinces du sud comme dans toute autre région marocaine. Le processus de réformes démocratiques initié par le Maroc n’est pas nouveau. Il a été  initié progressivement depuis des décennies. Au lendemain de l’indépendance, le Maroc avait déjà fait le choix irréversible de la modernité, du pluralisme politique et de l’ouverture économique. 

Il ne pouvait faire marche arrière, même dans un contexte géopolitique difficile et complexe que connaît la région MENA, aggravé par l’émergence, voire la domination de l’islamisme politique et radical. Ce processus de réformes résolument marocain, a permis au Maroc de construire un Etat démocratique moderne, ouvert sur le monde et respectueux des valeurs des droits de l’Homme. Le Maroc n’a pas été contraint de s’engager dans ce processus et n’a pas non plus attendu ledit «printemps arabe» pour appréhender le changement à travers un prisme positif. Son histoire est celle d’une évolution pacifique et durable et non de révolutions violentes. Notre pays a, en effet, initié de nombreux changements, qui ont été couronnés par l’adoption d’une nouvelle Constitution en juillet 2011 qui traduit une ambition renouvelée de consolidation des principes de démocratie participative et du respect des  fondements d’un développement durable inclusif. La nouvelle loi fondamentale a consolidé davantage le processus de réformes continues déjà engagé au Maroc, en lui donnant une impulsion nouvelle, tout en confirmant son caractère irréversible. C’est une véritable feuille de route qui a permis d’initier une nouvelle génération de réformes substantielles, telles que la création du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), ou encore la réforme de la justice militaire, dont le caractère pionnier a été salué par la communauté internationale. 

Une approche inclusive et participative

Le Maroc ne compte pas s’arrêter là. Sa détermination, sans équivoque, est celle de poursuivre son chemin pour la mise en œuvre du projet sociétal moderniste, impulsé par le Souverain. Le modèle de régionalisation avancée qui sera bientôt mis en place, la nouvelle politique migratoire, la stratégie de la lutte contre la corruption, le débat autour du projet de loi relatif à l’accès à l’information le processus, engagé, de réforme de la justice, la réforme imminente de l’enseignement et tant d’autres chantiers n’en sont que quelques-uns parmi les points les plus saillants. Et ce qui est encore plus important c’est que ce processus n’est pas imposé d’en haut. Le processus de réformes marocain est, en effet,  fondé sur une approche inclusive et participative, notamment dans un contexte marqué par l’adhésion proactive de la collectivité nationale, qui a toujours perçu le changement comme une opportunité pour aller de l’avant. C’est une démarche désormais inscrite dans la Constitution et dont la concrétisation se fait progressivement à mesure qu’avance la mise en œuvre de la Loi fondamentale. Cette démarche participative et inclusive a prévalu lorsqu’il a été question de revoir la législation relative à l’avortement. Elle a été suivie, sous l’égide de SM le Roi, lorsqu’il a été question de mettre en place les mécanismes juridiques de la réforme de la justice comme elle a conduit auparavant à la mise en place d’une plate-forme pour la régionalisation avancée et l’adoption de la nouvelle Constitution. Nous lui devons également, il y a une quinzaine d’années, l’adoption d’une nouvelle Moudawana qui fait tant la fierté du Maroc. Cette démarche inclusive et participative a dicté l’adoption, par le conseil des ministres, de deux lois organiques permettant aux citoyens de participer à la législation, à travers les initiatives législatives et à la gestion des affaires publiques via les pétitions adressées aux pouvoirs publics. C’est une nouvelle étape dans laquelle les citoyens ne seront plus tenus d’attendre les élections pour imposer le changement, à travers leur pouvoir de vote et via leur représentants auxquels ils auront confié la mission de réaliser ce changement, mais ils peuvent intervenir à chaque moment dans la gestion de leurs affaires. Bref, que ce soit pour la mise en œuvre de la régionalisation avancée et la poursuite du processus démocratique, cette marche marocaine vers la démocratie et la consécration de l’Etat de droit est fondée sur un modèle marocain et une manière de faire spécifiques qui font leurs preuves car ils appréhendent nos besoins et reflètent notre identité unique. Certes, le gouvernement et les partis politiques, du moins certains d’entre eux, semblent aujourd’hui dépassés par les événements, tellement l’action royale s’inscrit dans une démarche qu’ils n’arrivent toujours pas à suivre. Mais cela n’empêche que la voie est tracée et que, comme il est clairement annoncé dans le préambule de la Constitution, le choix de construire un Etat de droit démocratique est irréversible. Tout comme l’est le processus de consolidation et de renforcement des institutions d’un Etat moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance.