Communales : 5 prétendants en moyenne par siège et 87% de nouveaux candidats

27 795 sièges en jeu pour 130 223 candidats.
Les sièges en milieu urbain plus disputés : 11 candidats en moyenne contre 3 en milieu rural.
37% des prétendants ont moins de 35 ans et 58% ont un niveau d’études secondaire ou supérieur.

Rabat, lundi 1er juin. Deux jours après le lancement de la campagne électorale en vue des élections communales du 12 juin, le ministère de l’intérieur fait le point. Selon les données communiquées, ils sont une trentaine de partis politiques à convoiter les 27 795 sièges de conseillers communaux, ruraux et urbains mis en jeu dans quelque 22 000 circonscriptions électorales. En tout, cela équivaut à 21 094 sièges à pourvoir dans 1 282 communes rurales et 6 701 sièges dans les 221 communes urbaines du Royaume. De même, 20 545 représentants seront élus sur la base du vote uninominal majoritaire contre 7 250 représentants sur la base du scrutin de liste à la proportionnelle, dans les 92 communes de plus de 35 000 habitants.
Cette année, le ministère de l’intérieur dénombre 130 223 candidats au niveau national contre 122 658 en 2003 (soit une augmentation de 6,6%) dont 114 939 dans les circonscriptions électorales ordinaires et 15 284 candidats dans les circonscriptions électorales additionnelles réservées aux femmes. La moyenne nationale est de 5 candidats par siège. Dans les régions rurales, cette moyenne atteint les 3 par siège. Dans les zones urbaines, elle atteint un peu moins de 11 candidatés par siège. Dans les communes relevant du scrutin majoritaire, ils sont en moyenne trois candidats à se présenter pour chaque siège, contre 15 dans les communes à scrutin proportionnel.
13% des élus locaux actuels se présentent pour la seconde fois, alors que 87% des candidats sont nouveaux.
Détail non négligeable, les candidats sont plus jeunes, et mieux formés : 4% des candidats ont moins de 23 ans et 33% moins de 35 ans, contre 29% en 2003. Sur un autre plan, 58% des candidats ont une formation secondaire ou supérieure contre 50% en 2003.
Côté métiers, 22% des candidats sont des salariés, 14% des agriculteurs, 11% exercent les métiers de l’artisanat, 8% sont des commerçants, 7% sont dans l’enseignement, 6% proviennent de la Fonction publique, 2% exercent des professions libérales et 9% sont sans emploi.
20 458 femmes se sont portées candidates au niveau national dont 5 178 dans les circonscriptions électorales ordinaires et 15 280 dans les circonscriptions  électorales additionnelles réservées aux femmes. 15,7% des candidats en lice devraient ainsi être des femmes, contre 4,8% en 2003.
Parmi les 3 344 sièges correspondant aux circonscriptions électorales additionnelles réservées aux femmes, 2 590 sièges correspondent à des communes rurales et 754 des communes urbaines.
Enfin, 13 360 219 électeurs, enregistrés au 31 mars dernier, sont attendus aux urnes le vendredi 12 juin, dont 54% d’hommes et 46% de femmes. Selon le gouverneur-directeur des élections au ministère de l’intérieur, Hassan Aghmari, «80% d’entre eux avaient retiré leur carte d’électeur au 1er juin dernier». Toutefois combien d’entre eux se rendront-ils effectivement aux urnes ?