Ces chefs de partis qui vont quitter

Abdelilah Benkirane, Hamid Chabat et Mustapha Bakkoury devraient céder leurs postes dans les mois à venir.

Le passage du chef du gouvernement devant les députés, mardi 17 novembre, n’est pas passé inaperçu. Non pas en raison de la nature de ses interventions auxquelles tout le monde s’est habitué, mais du fait qu’il a évoqué la possibilité de ne pas rempiler. En fait, ce n’est pas la première fois qu’il y fait allusion puisque quelques jours plutôt, il a déjà évoqué la question devant les membres du conseil d’administration de l’Agence pour l’aménagement de Marchica. On le sait, les statuts de son parti ne lui permettent pas de rempiler pour un troisième mandat à sa tête. Le parti n’est pas non plus disposé à tordre le cou à sa démocratie interne pour lui permettre de prétendre à un second mandat à la tête du gouvernement si le PJD gagnait les élections. L’idée du report du congrès du parti pour après les législatives de 2016 a, certes, été évoquée mais rien n’est sûr.

Benkirane est donc sur le départ. Mais il n’est pas le seul puisque Mustapha Bakkoury, SG du PAM, déjà patron de Masen et nouvellement élu président de la Région de Casablanca-Settat, devrait lui aussi passer le témoin. Ce sera fait lors du prochain congrès qui se tiendra les 22, 23 et 24 janvier. Hamid Chabat, dont le parti tient un conseil national ce samedi 21 novembre, s’apprête lui aussi à rendre son tablier. Le secrétaire général de l’Istiqlal s’était déjà engagé dès son élection à la tête du parti à ne pas rempiler.

Reste à savoir qui prendra la relève dans ces partis. Pour le PJD, deux noms reviennent en force, Abdelaziz Rebbah et Saâdeddine El Othmani. Au PAM, le nom de l’ancien ministre Ahmed Akhchichin est évoqué. Pour l’Istiqlal, plusieurs noms circulent, la plupart font partie de la nouvelle génération. Karim Ghellab, l’ancien président du Parlement et ancien ministre en fait partie.