«La Chabiba ne doit pas être victime des courants»

La jeunesse de l’USFP appartient à  une école politique pour laquelle développer une idéologie propre à  cette jeunesse et qui prendrait systématiquement le contre-pied des positions des dirigeants du parti serait une erreur.

Y a-t-il actuellement un courant au sein du parti apparenté à la Chabiba ?
La jeunesse de l’USFP appartient à une école politique pour laquelle développer une idéologie propre à cette jeunesse et qui prendrait systématiquement le contre-pied des positions des dirigeants du parti serait une erreur. Nous estimons que la bataille que nous avons menée contre l’ancienne équipe dirigeante de la Chabiba ittihadiya (ndlr : équipe de Mohamed Hafid) tournait exactement autour de ce point.
La jeunesse du parti n’a pas une identité politique indépendante de celui-ci. C’est une organisation interne de l’USFP qui peut participer aux différents débats politiques ainsi qu’à la prise de décision au sein du parti. Je vous rappelle que la Chabiba n’a pas pour vocation de se transformer en courant. En tout cas, ce n’est pas le rôle pour lequel elle a été créée. Nous travaillons dans le cadre des autres organes du parti et elle n’est pas obligée d’être tout le temps à contre-courant des décisions des instances dirigeantes du parti.
Bien sûr, il est normal, après une période d’évolution que devrait connaître un parti social démocrate comme l’USFP, d’avoir des courants organisés, mais ceux-ci ne doivent pas être liés à des organisations sectorielles du parti.

La dernière réunion du comité central a démontré l’existence d’un courant qui pourrait avoir des prolongements au sein de la Chabiba…
Si vous parlez du document signé par certains membres de notre comité central, je pense que le nombre de personnes qui l’ont signé ne dépasse pas cinq. Je crois qu’il s’agit plutôt d’une mauvaise appréciation de la situation de leur part.
D’ailleurs, cela fait une année que la Chabiba n’avait pas réuni son comité central. En plus, la qualité du travail au niveau des organes de la jeunesse laissait à désirer. Tout cela a donc fait qu’il y avait une ambiance de mécontentement chez certains, qui s’est matérialisée sous la forme du document dont j’ai parlé précédemment.

Pourquoi alors ces signataires, connus par leurs liens avec certains membres du bureau politique et de la commission administrative, n’ont-ils pas attendu une année pour exprimer leur mécontentement ?
En tant que secrétaire général et responsable de la Chabiba, je ne peux juger que des actions. Il m’est difficile de juger des intentions des uns et des autres. Seulement, je peux me livrer à une lecture politique de ce qui s’est passé et vous dire qu’il n’est dans l’intérêt de personne, à la veille du congrès, de créer des problèmes supplémentaires. Personnellement, je pense qu’aucune personne au sein de l’USFP n’est derrière ce qui s’est passé.

Ne pensez-vous pas que la Chabiba risque d’être la victime d’une bataille entre courants ?
Je ne pense pas. En principe, aussi bien les dirigeants de la Chabiba que ses militants devraient s’armer de bon sens afin de sauvegarder cette organisation pour qu’elle ne soit pas victime des calculs dont nous ne connaissons ni la teneur ni les instigateurs. Nous ne devons pas rentrer dans des batailles stériles, gratuites et qui ne sont dans l’intérêt ni de la Chabiba ni dans celui du parti

Hassan Tarik n Secrétaire général de la Chabiba Ittihadia