Sociétés de recouvrement : Une centaine de recouvreurs opèrent dans un secteur anarchique

Il n’existe pas de recensement officiel des sociétés de recouvrement, mais «l’on dénombre une centaine sur le marché», affirme Jamal Krim, DG de Reco Act.

Elles se distinguent selon la nature ou le montant des impayés, ou encore le secteur d’activité dans lequel elles opèrent. En effet, les sociétés de recouvrement ne travaillent pas seulement avec les organismes de crédit mais aussi avec les sociétés du BTP, des services, les promoteurs immobiliers…. Par conséquent, les moyens utilisés pour assurer leurs missions diffèrent en fonction de la nature des débiteurs.

Au moment où ces sociétés se limitent à des envois de courrier ou à des appels téléphoniques quand il s’agit de particuliers, elles peuvent effectuer des visites sur site ou prendre des rendez-vous avec les responsables des entreprises débitrices quand il s’agit de créances importantes.
En raison du cadre anarchique dans lequel évoluent les cabinets de recouvrement, certains d’entre eux essayent tant bien que mal de s’organiser afin d’encadrer la profession. M. Krim assure que l’Association professionnelle des établissements de recouvrement, qui existe depuis une dizaine d’années, œuvre à mettre en place des normes de métier. Elle tente également de collaborer avec les autorités de tutelle en vue de proposer une loi qui réglemente la profession, tant au niveau de la formation des cadres que de la gestion du recouvrement et les frais y afférents.