Flexibilité du dirham : une première année réussie selon les opérateurs

La Chambre de commerce britannique au Maroc a organisé à Casablanca, une conférence-débat sur la flexibilité du dirham et de la réglementation des changes. Le constat des intervenants a été unanime : la première année de flexibilité du dirham a été une réussite, la monnaie nationale s’est appréciée face aux devises étrangères.

Rappelons que ce chantier majeur de l’économie marocaine, qui a débuté le 15 janvier 2018, avait suscité l’inquiétude des opérateurs. Des inquiétudes qui visiblement n’auraient plus lieu d’être, puisqu’en plus de l’appréciation du dirham «la banque centrale n’a pas servi de devises aux banques pendant les séances d’adjudication, depuis mars dernier», annonce Mounir Razki, directeur des opérations monétaires et de change à Bank Al-Maghrib.

Aussi, les banques seraient devenues de plus en plus autonomes. «Le marché des changes a gagné en compétitivité», a souligné Firdaous Tahiri, directrice en charge du Pôle marchés des capitaux de Crédit Agricole du Maroc. La banque prépare déjà un processus de certification de ses analystes pour les prochaines étapes de la flexibilité du dirham.

Pour sa part, le directeur de l’Office des changes, Hassan Boulaknadal, s’est félicité de cette première année d’exécution de la flexibilité du dirham. Une réussite qui témoigne de «la résilience de l’économie marocaine». En 2019, l’office met en place une nouvelle instruction générale des changes, afin d’apporter plus de flexibilité aux opérateurs économiques pour mener des opérations à l’international.