Assurance voyage : nécessaire, même si tous les pays ne l’exigent pas

Presque toutes les compagnies proposent cette couverture. Elle est très utile en cas de maladie. La prime doit être payée en totalité et d’avance. En cas de décès, les frais de rapatriement sont plafonnés à 50 000 DH.

Les vacances d’été approchent. Pour ceux qui se rendent à l’étranger, c’est le moment de s’y préparer. Et comme prévenir vaut mieux que guérir, il est important de parer à toute éventualité en souscrivant une police d’assurance voyage, même si tous les pays de destination ne l’exigent pas. «Ceux qui voyagent pour la première fois ne le savent pas forcément. Mais, pour l’Espace Schengen, la souscription à une assurance d’assistance générale couvrant la période du séjour est obligatoire. Malheureusement, au Maroc, s’assurer relève du besoin de se conformer à une exigence administrative ou intervient en réaction à des situations données. Mais très peu s’assurent par prévention», rappelle Adil Lkhlifi, PDG de la Continentale d’assurances et de courtage (Scasco).

Une garantie assez large

Les produits d’assurance tels que Mondial Assistance, Maroc Assistance et Secours Monde servent à couvrir des catégories de risques bien précis. Il s’agit de l’assistance médicale (plafonnée à 30 000 euros), l’assistance en cas de panne automobile ou accident (carte verte), l’assistance en cas de décès et l’assistance juridique et administrative pour le rapatriement du corps.

En définitive, la souscription à un contrat d’assurance voyage représente pour l’assuré une garantie couvrant diverses conséquences résultant d’incidents pouvant survenir avant et pendant le voyage. Cela permet l’accompagnement du souscripteur et des bénéficiaires par des professionnels qui lui font éviter de gérer le côté administratif des incidents. Les prestations d’assistance sont acquises pour des séjours à l’étranger n’excédant pas 90 jours consécutifs.
Ceci étant, la plupart des Marocains optent pour la formule basique. Celle-ci coûte 500 à 600 DH par personne, et permet de bénéficier d’une prise en charge complète des frais médicaux et d’hospitalisation, du transport médical nécessaire et du rapatriement lorsqu’il s’impose. Ce transport se fait sous surveillance médicale si nécessaire, vers l’unité hospitalière la plus proche et la mieux équipée pour prodiguer les soins appropriés. Le transport de ou des assurés est décidé si l’assureur, après contact avec le médecin traitant et éventuellement sa famille, juge qu’il est nécessaire. Aussi, si l’admission médicale de l’assuré à une unité hospitalière est conditionnée par le paiement d’une avance, l’assureur prend cette dernière à sa charge, le plus souvent à hauteur de 10 000 DH après contact du médecin en charge de ladite unité hospitalière.

Prestations d’accompagnement administratif

Sont également prises à la charge de l’assureur les frais de prolongation de séjour après hospitalisation, ainsi que les frais liés à la visite d’un membre de la famille proche. L’octroi d’un titre de transport aller/retour par autocar, train ou avion, en classe économique, au profit d’un proche parent ou d’une personne désignée préalablement par l’assuré afin de l’accompagner. Les frais d’hébergement de l’accompagnateur sont, eux, plafonnés à 900 DH par nuitée, dans la limite de 7 nuitées (petit-déjeuner compris). Ainsi, la prise en charge des frais médicaux à l’étranger est enclenchée par l’assureur suite à une situation à caractère urgent et imprévisible. Le cas d’une évacuation sanitaire peut également être prévu dans le contrat d’assurance souscrit par l’assureur, dans le cas d’une maladie grave, non traitable au Maroc.

En cas de décès, les contrats d’assurance à l’étranger proposent des prestations d’accompagnement administratif ayant trait aux formalités de rapatriement du corps à partir du lieu du décès et à destination du lieu d’inhumation au Maroc. L’opération peut s’avérer extrêmement coûteuse, et est soumise à un plafond de 50 000 DH.

La prime d’assurance doit être payée dans sa totalité et d’avance, au moment de la signature du contrat. C’est le paiement qui conditionne l’activation des clauses qui y sont prévues. Dans le cas contraire, le contrat d’assurance est rendu caduc dans les 10 jours de son échéance. La compagnie peut également suspendre la garantie, et ce 20 jours après la mise en demeure du souscripteur assuré, tel que prévu dans les articles N°21, N°22 et N°23 de la Loi N°17-99, portant code des assurances.

Pour ceux qui voyagent en voiture, la carte verte est exigée. Le prix est généralement de 500 DH. Avec cette couverture, les sinistres liés au véhicule de l’assuré sont couverts pour tout ce qui se rapporte aux pannes, au vol ou aux accidents à bord du véhicule. L’assistance technique comprise dans le contrat d’assurance prévoit un soutien logistique et matériel complet, dont le remorquage du véhicule accidenté, le rapatriement et l’avance des frais nécessaires à la réparation. L’assurance est activée lorsque la panne technique ne requiert pas plus de temps de réparation que la durée même du séjour de l’assuré. Dans le cas contraire, il a été prévu un ensemble de mesures pour faire face à l’extension de cette durée, mais uniquement si celle-ci est directement liée à la réparation du véhicule.

A l’évidence, de telles mesures incluent les frais d’hébergement en attente de la fin des réparations, et parfois même l’octroi d’un billet aller si cette durée dépasse celle du séjour et que l’assuré venait à rentrer au Maroc en laissant son véhicule sur place.