Meurtre d’Imlil : l’Etat marocain appelé au procès

Ce jeudi 16 mai, s’est tenue la deuxième audience du procès des 24 accusés, dans l’affaire du meurtre des deux touristes scandinaves. Après une demande de la partie civile, l’Etat marocain a été convoqué.

Rebondissement majeur, ce jeudi 16 mai 2019, à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat, dans l’affaire du meurtre des deux touristes scandinaves à Imlil, fin 2018.  En effet, le président, Abdellatif El Amrani, a décidé de convoquer l’Etat marocain, comme partie du procès, dans lequel 24 accusés sont poursuivis.

Cette demande a été formulée par les avocats des parents de Louisa Vesterager Jespersen, la victime danoise. « Nous considérons que ce dossier est incomplet, et ce parce qu’une partie importante n’y est pas présente : c’est l’Etat marocain », a expliqué Me Khalid El Fataoui, avocat de la partie civile. Et d’enchaîner que « la convocation doit être adressée au nom du chef du gouvernement ».

Les avocats de la partie civile considèrent également que « l’Etat n’a pas failli à ses devoirs » après la découverte du double meurtre. La convocation de l’Etat a pour objet de « prendre en charge le dédommagement que les accusés ne pourront supporter. Ou, du moins, le garantir ».

Pour appuyer cette demande de convocation de l’Etat marocain, les avocats de la famille de la victime Danoise, ont mis en avant deux éléments fondamentaux. L’article 21 de la constitution : « tous ont droit à la sécurité de leur personne, de leurs proches et de leurs biens. Les pouvoirs publics assurent la sécurité des populations et du territoire national dans le respect des libertés et droits fondamentaux garantis à tous », et les conventions internationales que le Maroc a ratifiées, notamment en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Notons qu’au cours de l’audience, la demande la partie civile a été rejetée par le représentant du ministère public. Mais le président, Abdellatif El Amrani a eu son mot à dire, avant d’annoncer la poursuite du procès le 30 mai.